Aubin promet de faire découvrir le NPD

François Chevrette, président du club de Trois-Rivières, Danielle... (Photo: François Gervais)

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François Chevrette, président du club de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, députée libérale de Trois-Rivières, la conseillère Monique Leclerc, Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières, Robert Aubin, député NPD de Trois-Rivières, Sylvain Paquin, en remplacement de la députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne et Sylvain Jean, président du club de Cap-de-la-Madeleine.

Photo: François Gervais

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien que la règle veuille que l'événement soit apolitique, le dernier dîner des autorités du Club Richelieu de Trois-Rivières qui réunit les personnalités politiques et religieuses de la ville, a nettement pris un tour partisan, hier midi, particulièrement avec l'intervention du député néo-démocrate, Robert Aubin, qui, après les voeux traditionnels de bonne année, a promis de mieux faire connaître son parti en 2013, particulièrement sous l'angle économique.

Ce dîner du Richelieu ne fait plus autant courir les gens qu'autrefois (les clubs de Trois-Rivières et de Cap-de-la-Madeleine étaient loin de remplir toutes les tables) et même certains élus importants n'y étaient pas présents comme le maire Yves Lévesque hier, et la députée de Champlain Noëlla Champagne (qui étaient simplement représentés). Mais cette tribune reste une bonne occasion pour les élus de donner un aperçu de l'année qui s'en vient.

Robert Aubin a bien sûr parlé du prochain budget conservateur qui risque à nouveau d'être noyé dans une loi mammouth, de la réforme de l'assurance-emploi qui touche durement la région et qui, à son avis, s'en prend davantage aux travailleurs saisonniers qu'au chômage ainsi que de la bataille autour de la modification de la norme sur la présence de la pyrrhotite dans le béton.

À titre de porte-parole de l'opposition officielle en matière de Transports, Infrastructure et Collectivités, il a également abordé le dossier du prochain pont Champlain «qui doit faire son entrée dans le 21e siècle en terme de transport en commun». Mais, c'est surtout son intention de mieux faire connaître les performances économiques de son parti, sous-estimées à son avis, qui a le plus retenu l'attention.

«Sur une note plus partisane, en 2013, je veux faire en sorte que le NPD ne se résume pas à mon visage. Ça veut dire démontrer que le NPD est prêt à diriger. On connaît bien le parti pour ses positions environnementales, mais on a parfois une inquiétude quand à ses qualifications de gouverner économiquement», a-t-il reconnu.

Le député a rappelé qu'il avait eu l'occasion la semaine dernière, d'assister au sommet des chefs NPD de partout au Canada, où il représentait le Québec en tant que président du caucus.

«J'ai comme allumé sur la force économique du NPD au Canada! Quand on dîne avec un monsieur Greg Salinger (Manitoba) ou Darrel Dexter (Nouvelle-Écosse) ou un Adrian Dix qui, je vous fais ma prédiction, sera sans doute le prochain premier ministre de la Colombie-Britannique au mois de mai, on est rendus à trois gouvernements NPD. Au Québec, on ne se souvient que du gouvernement de Bob Rae, (Ontario) qui n'est sans doute pas notre meilleur fleuron.»

Dans cette optique, il se propose de faire en 2013 une tournée des entreprises de sa circonscription pour parler de leurs difficultés et de ce qu'il faut mettre en place pour leur venir en aide.

Pour sa part, la députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, qui a pris brièvement la parole la première avant de filer vers Québec où l'attendait un caucus, a confié que la rentrée parlementaire après l'élection avait été difficile, non seulement parce qu'elle s'est retrouvée dans l'opposition mais particulièrement à cause de la crise politique régionale qui l'a marquée.

Elle a confié qu'elle souhaitait sortir de la zone de turbulence cet hiver mais que les travaux de la prochaine commission parlementaire sur le déclassement de Gentilly- 2 risquaient encore faire des vagues politiques. Mais cela dit, elle a assuré qu'elle continuera à travailler à l'agrandissement du CHRTR et à la construction d'un Colisée du Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

«Mais le vrai défi reste l'emploi. On ne veut pas retrouver le taux de chômage d'autrefois. On a toujours travaillé en partenaires et on va continuer», a-t-elle assuré.

Sylvain Paquin, qui représentait la députée Noëlla Champagne, a déclaré que cette dernière souhaitait que la mobilisation se poursuive à Trois-Rivières pour relever les défis en emplois, culture et économie.

Pour sa part, la conseillère Monique Leclerc, qui représentait le maire de Trois-Rivières, a fait un long discours visant à démontrer les bienfaits de la fusion sur l'état des différents services municipaux dans les ex-villes. C'est toutefois à la toute fin, alors qu'elle est sortie de son texte, qu'elle a lancé un cri du coeur, disant qu'il était faux de prétendre que tout ce que se faisait à la Ville «était croche», que beaucoup de bonnes choses étaient réalisées «même si elles ne plaisaient pas à tous.»

Enfin, le nouvel évêque de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard, a été très bref, se contentant de dire qu'il recevait beaucoup d'invitations depuis son arrivée et qu'il ne pouvait les accepter toutes.

«Je suis heureux quand je travaille et je suis TRÈS heureux à Trois-Rivières», a-t-il blagué, non sans rappeler que 2013 avait été proclamée Année de la foi par le pape.

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