Robert Pilotte exige une rétractation

Robert Pilotte... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Robert Pilotte

Photo: Sylvain Mayer

Partager

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La guerre que se livrent les anciens et les nouveaux propriétaires du Domaine Beauséjour franchit une nouvelle étape. Robert Pilotte et Danièle Richard exigent maintenant que Stéphane Montmorency rectifie publiquement ses propos émis mardi, au conseil municipal de Shawinigan.

Sylvie Gervais a mis beaucoup de coeur dans... (Photo: Sylvain Mayer) - image 1.0

Agrandir

Sylvie Gervais a mis beaucoup de coeur dans la conservation et la promotion du Domaine Beauséjour au fil des années, particulièrement avec la Bourgade du père Noël. Le litige qui germe sur ce site historique la peine profondément.

Photo: Sylvain Mayer

La mise en demeure de Me Sylvain Lepage est arrivée au site patrimonial du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides hier. Dans sa requête, l'avocat se questionne encore sur l'objet du litige, puisque «la vente de l'immeuble en question ne comprenait la vente d'aucun bien mobiliers, à l'exception d'une liste clairement définie et qui était jointe au contrat notarié comme annexe A.»

Ce relevé comprend une quarantaine d'articles. Dans l'esprit de M. Pilotte, ces biens étaient remis aux nouveaux propriétaires, mais pas tous les autres. De son côté, M. Montmorency jure que pendant ses visites, il était acquis que tout ce qui compose le domaine était inclus dans la vente.

Dans la dernière mise en demeure, Me Lepage recense plusieurs déclarations rapportées par L'Hebdo du Saint-Maurice et Le Nouvelliste à la suite de l'assemblée publique de mardi.M. Montmorency déplorait notamment que des artefacts avaient été «dépouillés du Domaine», qu'il «avait été floué dans cette transaction», que c'était du «pillage».

«L'ensemble de ces propos sont faux, inexacts et clairement diffamatoires à l'endroit de nos clients en ce qu'ils laissent entendre que nos clients auraient agi de façon illégale ou malhonnête», émet la mise en demeure. M. Pilotte réclame ainsi une rétractation complète et publique dans un délai de cinq jours.

M. Montmorency se pliera visiblement à cette demande. Son avocat, Me Pierre Goulet, rappelle que ce geste ne changera rien au fond de l'affaire.

«La rétractation pour atteinte à la réputation ou propos diffamatoires, c'est une chose», fait-il remarquer. «Le dossier de la vente du domaine, c'est une autre affaire.»

M. Montmorency peut bien admettre que certains propos aient dépassé sa pensée. «L'important, c'est que tout le monde sache ce qui s'est passé», indique-t-il. «Je reçois beaucoup d'appels de gens qui sont prêts à m'aider dans mes démarches, des gens qui ne me connaissent même pas.»

«Il va falloir que M. Pilotte explique pourquoi il a fait ça. C'est son avocat qui répond pour lui. Pour un gars qui a une firme de communication, ça paraît mal! Pourquoi ne profite-t-il pas de l'occasion pour faire son mea culpa? Ça me fait halluciner qu'il reste sur ses positions et qu'il veuille venir en chercher plus!»

Abasourdie

Dans l'acte de vente, une deuxième annexe énumère les effets personnels qui devaient être récupérés par Sylvie Gervais. Cette dernière avait vendu le Domaine Beauséjour à M. Pilotte et Mme Richard en septembre 2011.

Mme Gervais assure qu'elle a pu reprendre ses biens, notamment des articles utilisés pour l'organisation de la Bourgade du père Noël.

Pour le reste, elle précise qu'elle n'a évidemment pas participé aux discussions entourant la vente du Domaine Beauséjour en décembre. Mais la tournure des événements l'attriste profondément, elle qui avait effectué les démarches pour inciter la Ville de Shawinigan à accorder une désignation patrimoniale à cet attrait en 2009. «Ce que je peux dire, c'est que lorsque j'ai vendu à Robert (Pilotte), j'aurais pu dépouiller le site», fait-elle remarquer. «J'ai tout laissé parce qu'il m'avait dit, et il l'a répété dans les journaux, qu'il préserverait le domaine. Je lui ai fait confiance, j'ai tout laissé là. Je m'attendais à ce qu'il respecte ça.»

Pour elle, tous les artefacts font partie intégrante du Domaine Beauséjour. Voilà pourquoi le site avait traversé le temps en conservant tout son cachet.

«Le Domaine Beauséjour n'a jamais été laissé sans gardien, justement pour protéger ce beau patrimoine», ajoute Mme Gervais. «Aujourd'hui, c'est sûr que ça me fait quelque chose de voir que des artefacts importants sont sortis de là. De bonne foi, j'ai toujours protégé ce qui était là et je m'attendais à ce que Robert fasse pareil de son côté. Je trouve très regrettable ce qui se passe. J'ai de la misère à comprendre.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer