Controverse au Domaine Beauséjour: Robert Pilotte veut garder ses biens

Les ex-propriétaires du Domaine Beauséjour, Danièle Richard et... (Photo: Archives Le Nouvelliste)

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Les ex-propriétaires du Domaine Beauséjour, Danièle Richard et Robert Pilotte.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Robert Pilotte ne compte pas rendre les biens qu'il a apportés avec lui après la vente du Domaine Beauséjour, pour la bonne et simple raison qu'ils ne se retrouvaient tout simplement pas dans la transaction signée le 7 décembre dernier.

L'ex-animateur de radio n'a pas voulu commenter la sortie publique effectuée mardi soir par le nouveau propriétaire du site, Stéphane Montmorency. Ce dernier s'est présenté à la séance régulière du conseil municipal de Shawinigan pour solliciter l'aide des élus dans ce qu'il considère comme un pillage d'artefacts dans un domaine qui possède une citation patrimoniale depuis 2009.

Par contre, Me Sylvain Lepage, avocat de M. Pilotte dans ce dossier, se demande à quoi riment ces lamentations.

«Le monsieur n'a pas de raison de se plaindre, puisqu'il n'a pas acheté les biens en question», commente-t-il. «Il existe une liste de biens dans le contrat et dans ceux qui ont été achetés, il n'y a pas ceux dont il parle. Mon client veut évidemment garder les biens qui sont les siens. C'est aussi simple que ça.»

En séance publique, M. Montmorency déplorait l'absence de plusieurs canots et d'éléments décoratifs significatifs qui agrémentaient les bâtiments du Domaine Beauséjour. Pourtant, il assure qu'au moment de ses visites à l'automne, les ex-propriétaires Robert Pilotte et Danièle Richard lui avaient assuré verbalement que tous les éléments qui composent la riche histoire de ce site demeureraient sur place. M. Montmorency ajoute que des témoins peuvent confirmer ses prétentions.

Me Lepage s'attend à ce qu'une mise en demeure soit envoyée aux nouveaux propriétaires pour récupérer d'autres biens qui n'étaient pas inclus dans l'acte de vente. Il voit difficilement comment le président de l'association libérale du comté de Saint-Maurice pourra éviter la voie légale dans ce dossier.

«Jusqu'ici, l'autre monsieur n'a pas l'air à avoir envie de discuter», remarque-t-il. «Des démarches seront donc faites pour reprendre nos biens. Nous avons une liste et elle est assez longue. En fait, tous les biens meubles, à l'exception de ceux qui étaient prévus dans le contrat, sont la propriété de mes clients.»

Avec la tournure des événements, Me Lepage ne nie pas que M. Pilotte pourrait également intenter un recours pour atteinte à la réputation. L'ex-animateur de radio souhaite se représenter aux prochaines élections provinciales et M. Montmorency a tenu des propos assez durs à son endroit en début de semaine.

«Vous savez qui est mon client dans la région», souffle Me Lepage. «Ce n'est pas une façon de traiter les gens.»

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