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Entente à l'amiable pour le couple aux prises avec la mérule pleureuse

Cette photo de Jessy Paillé et de Claude... (Photo: Stéphane Lessard)

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Cette photo de Jessy Paillé et de Claude Vadeboncoeur a été prise en juin 2011, soit un mois avant la démolition de leur maison ancestrale.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Maskinongé) La poursuite déposée par Claude Vadeboncoeur et Jessy Paillé en lien avec leur maison touchée par la mérule pleureuse est chose du passé. Un règlement à l'amiable est survenu peu avant les Fêtes entre ce couple de Maskinongé et les quatre parties visées par la poursuite de plus de 800 000 $.

En octobre, Le Nouvelliste avait appris que le procès de cette cause devait avoir lieu à compter du 18 février. Des discussions entre les deux parties ont toutefois résulté en une proposition qui a finalement été acceptée par Mme Vadeboncoeur et M. Paillé.

L'entente étant assortie d'une clause de confidentialité liant toutes les parties, il est impossible de connaître la nature de la somme d'argent consentie par ce règlement.

«L'entente nous permet d'avancer. Si l'entente n'avait pas été satisfaisante, on ne l'aurait pas acceptée», déclare Mme Vadeboncoeur.

«Le montant est satisfaisant. On est content que ce soit fini. C'est réglé, on s'est entendu, il faut maintenant passer à autre chose», raconte M. Paillé.

«Ce sont eux qui nous ont approchés. Il y a eu des offres et contre-offres. Je suis satisfait des discussions qui sont survenues et mes gens ont accepté le règlement», confirme Me Jocelyn Morency, l'avocat du couple de Maskinongé.

Mme Vadeboncoeur et M. Paillé avaient déposé leur poursuite en janvier 2011. Ils prétendaient que les problèmes causés à leur ancienne maison découlaient d'une infiltration d'eau par le toit. L'humidité créée par cette infiltration aurait «réveillé» le champignon toxique et le problème se serait aggravé à la suite de travaux de réparation mal faits.

L'entrepreneur qui a fait ces travaux était au nombre des parties visées par la poursuite, de même que les anciens propriétaires de la maison, l'assureur de la maison et l'entreprise qui a asséché les lieux.

«On a reçu une certaine somme d'argent. Ce n'est pas le coup du siècle. Ça compense pour les troubles qu'ils ont vécus», raconte Me Morency.

L'entente à l'amiable permet également à Claude Vadeboncoeur et à Jessy Paillé d'éviter le procès. Cette étape qui devait débuter dans un mois les aurait retrempés dans de mauvais souvenirs. Mais ce n'est pas parce que Me Morency n'avait pas confiance en son dossier.

De son point de vue de juriste, il aurait aimé que cette clause soit plaidée, étant donné que c'est le premier cas du genre qui aurait été porté devant les tribunaux.

«On avait un bon dossier. Un jugement moyennement favorable aurait probablement été porté en appel. Le procès aurait eu lieu en février, on aurait eu le jugement cet été. Si la cause avait été portée en appel, on en aurait eu encore pour deux ans, deux ans et demi. On préfère prendre le montant qui nous satisfait et on passe à autre chose. Je suis content que mes clients soient heureux du règlement.»

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