Le mouvement Idle No More atteint la Mauricie

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Le mouvement Idle No More commence à gagner la Mauricie.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le mouvement Idle No More, qui dénonce le manque de consultations des Premières Nations par Ottawa, continue de prendre de l'envergure dans tout le pays et commence à gagner la grande région de la Mauricie.

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La grand-chef du Conseil de la nation Atikamekw, Eva Ottawa.

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La chef de la réserve d'Attawapiskat, Theresa Spence, poursuit sa grève de la faim qu'elle a entreprise depuis un mois.

Photo: La Presse Canadienne

Une manifestation de soutien est organisée samedi prochain dans la communauté abénakise d'Odanak. Les organisateurs souhaitent notamment dénoncer, par un rassemblement pacifique et familial, le projet de loi C-45 du gouvernement Harper qui aura des répercussions sur les terres des communautés autochtones.

«Nous jugions important que la communauté Odanak, parce que c'est notre communauté d'origine, embarque dans le mouvement et soit informée de ce qu'il se passe au niveau fédéral», souligne Suzie O'Bomsawin, membre du comité M8WWA qui organise la manifestation.

Le rassemblement s'effectuera samedi à partir de 14 h au 1100 route Marie-Victorin dans la communauté abénakise d'Odanak et plusieurs dizaines de personnes sont attendues pour l'événement. «Une quarantaine de personnes ont déjà confirmé, mais on en attend plus. [...] On souhaite que les non-autochtones se joignent également à nous, parce que le mouvement les concerne également. On aimerait bien que l'autre communauté abénakise se soulève aussi», a mentionné Mme O'Bomsawin.

La manifestation sera précédée d'une assemblée publique où les gens seront invités à venir en apprendre plus sur le mouvement Idle No More et sur la loi C-45.

Le Centre d'amitié autochtone (CAA) de La Tuque a également emboîté le pas. Une soixantaine de personnes se sont déplacées, hier, afin de tourner des images pour une vidéo qui sera disponible aujourd'hui sur la chaîne YouTube en appui au mouvement Idle No More. «On veut dénoncer des décisions qui ont été prises. Tout a été fait dans le silence et il y avait une métaphore qui nous rappelait que les gens sont gardés sous silence et qu'ils ne sont pas consultés pour les décisions qui sont prises pour eux», affirme Mélanie Napartuk, chargée de projet du CAA.

Eva Ottawa et Theresa Spencer déclinent l'invitation

Rappelons que Stephen Harper a finalement accepté de rencontrer les chefs des Premières Nations, hier, pour discuter des problèmes liés aux droits des autochtones et au développement économique.

La chef de la réserve d'Attawapiskat, Theresa Spence, qui a entrepris une grève de la faim le 11 décembre dernier, a par ailleurs renoncé à l'invitation hier puisque le gouverneur général du Canada, David Johnston, n'y sera pas.

Elle ne sera pas la seule absente à la table. Hier, par voie de communiqué, la grande chef du conseil de la nation Atikamekw, Eva Ottawa, a affirmé qu'elle ne se présenterait pas à la rencontre avec le premier ministre du Canada en signe de solidarité avec la chef Theresa Spence.  

«Les problèmes soulevés par les actions de la chef Spence ne sont pas uniques à sa communauté. La situation sociale et le sous-financement sont à la base des situations qui causent le surpeuplement des habitations, le besoin criant de logements, le manque d'espace et même de salubrité de nos écoles, mentionne Eva Ottawa. Nous sommes solidaires de ce mouvement ( Idle No More) et nous dénonçons l'attitude du gouvernement fédéral qui vise aussi par ses projets de réformes, à toucher l'intégrité de notre territoire, un bien précieux pour les gens de notre nation et des autres nations autochtones du pays.»

Pour la grande chef Eva Ottawa, l'action de la Chef d'Attawapiskat, Theresa Spence, vise à faire en sorte que le Canada honore ses devoirs et obligations. «Nous voulons depuis plus de 30 ans obtenir l'autonomie et la reconnaissance de nos droits et le gouvernement nous ramène des années en arrière en voulant ainsi modifier la Loi sur les Indiens», précise Mme Ottawa.

Cette dernière souhaite que la pression soit maintenue sur le gouvernement fédéral et garde espoir que le premier ministre Harper puisse enten-

dre le cri du coeur de la chef Spence et qu'il s'engagera à respecter l'honneur de la Couronne envers les Premiers Peuples du Canada.

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