Nez rouge: près de 4000 raccompagnements

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Près de 4000 raccompagnements ont été effectués dans la région tout au long du mois de décembre par les bénévoles de Nez rouge.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

Les bénévoles d'Opération Nez rouge basés en Mauricie et au Centre-du-Québec ont connu un temps des Fêtes achalandé, alors que près de 4000 raccompagnements ont été effectués dans ces deux régions tout au long du mois de décembre. Il y aura eu, au total, 3947 raccompagnements dans les cinq secteurs desservis par l'organisation, soit 52 de moins qu'en 2011.

À Trois-Rivières, on a répondu à 1467 appels (dont 365 lors des deux soirées les plus achalandées du 14 et 15 décembre) tandis qu'à Shawinigan, les bénévoles ont été sollicités à 790 reprises. Dans le premier cas, on parle d'une légère augmentation de 32 appels tandis que dans l'autre, on note une baisse de 57 voyages.

«L'objectif de 20 000 $ remis à la fondation Les amis des Estacades a été dépassé et près de 5000 $ ont été amassés par notre équipe grâce aux ventes d'articles promotionnels à l'effigie de Nez rouge», affirme la coordonnatrice du Trois-Rivières métropolitain Vanessa Gendron. Le service était également offert dans Mékinac ainsi qu'à Nicolet et Bécancour.

Nez rouge a encore sa place Par ailleurs, à l'aube de ses 30 ans, Opération Nez rouge a toujours sa raison d'être, clame son fondateur, Jean- Marie De Koninck. Il prend pour exemple la baisse de 40 % du nombre de conducteurs arrêtés en décembre avec les capacités affaiblies par la police de Québec.

Le 29e bilan de Nez rouge prouve une fois de plus que le service offert est apprécié des Québécois. Pendant les 32 jours d'activité, 44 186 bénévoles ont effectué 65 391 raccompagnements. Dans les six autres provinces canadiennes où Nez rouge est établie, on en compte 22 370.

«À l'époque où j'ai créé Nez rouge, 50 % des accidents mortels étaient causés par l'alcool, se souvient De Koninck. Ça m'avait frappé. C'est d'ailleurs ça qui m'a convaincu d'aller de l'avant avec ce projet. Aujourd'hui, c'est 33 %. En chiffres absolus, c'est 165 décès en 2011, comparativement à 800 dans les années 80.»

Plus encore, il se félicite des changements de comportements des automobilistes. «Pour bien des jeunes, ils n'ont pas connu de temps des Fêtes sans Opération Nez rouge. Ils ont vu leurs parents utiliser le service. Aujourd'hui, ce sont des utilisateurs et des bénévoles. Si bien que l'alcool n'est plus la première cause de décès chez les jeunes», poursuit M. De Koninck.

Mais 165 décès dus à l'alcool, c'est encore trop. D'où l'utilité de maintenir Nez rouge en vie. Une façon de rappeler l'importance de prévoir un transport alternatif en cas d'abus éthylique, surtout auprès des hommes.

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