Shawinigan: le contrat avec Servitech est annulé

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Insatisfaite du travail du Groupe Servitech de Québec pour l'évaluation de certaines propriétés situées dans le périmètre du futur parc industriel à grand gabarit, la Ville de Shawinigan a tout simplement décidé de résilier le contrat de service.

Un geste plutôt inattendu, mais qui s'imposait selon le maire, Michel Angers.

«Servitech n'est plus dans le décor, parce qu'elle n'a pas compris le mandat que nous avions donné», commente-t-il. «Nous pouvons le faire à l'interne. Christian Massicotte (du service de l'aménagement et de l'environnement) a tout à fait l'expertise pour ça.»

La Ville ne risque-t-elle pas d'être juge et partie? Le maire explique que le nouveau rôle d'évaluation peut arbitrer les différends.

«Lors de nos rencontres, j'ai clairement indiqué aux gens que nous serions capables de les déménager de façon tout à fait correcte, en fonction des règles établies», rappelle le maire. «Nous ne laisserons personne de côté, mais ça va se faire à des coûts raisonnables. La Ville n'est pas une banque. On ne peut pas en profiter pour avoir mer et monde.»

Le maire assure que pour le moment, aucun ordre d'expropriation n'a été donné dans ce dossier. Il souhaite toujours en venir à des ententes de gré à gré avec chacun des propriétaires.

En séance extraordinaire du conseil lundi, les élus ont adopté le premier projet de règlement qui modifie le schéma d'aménagement de l'ex-MRC du Centre-de-la-Mauricie pour permettre une affectation industrielle dans le périmètre d'urbanisation du secteur Saint-Georges.

M. Angers reconnaît aussi que les négociations plus longues que prévu avec la multinationale qui pourrait s'établir à Shawinigan ont incité la Ville à lever le pied pour l'acquisition des propriétés du secteur visé. Une attitude qui contraste avec l'empressement du printemps dernier.

«Il y a eu un peu de retard dans ce dossier», reconnaît-il. «Les annonces iront davantage au printemps. Nous avons donc un peu plus de temps. À partir de janvier, les gens seront rencontrés à nouveau.»

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