Centre d'aide aux victimes d'actes criminels: un soutien indispensable

Sylvie Biscaro est directrice générale du Centre d'aide... (Photo: Stéphane Lessard)

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Sylvie Biscaro est directrice générale du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de la Mauricie.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Dès qu'un crime est commis, les victimes et leurs proches peuvent compter sur une ressource essentielle afin de traverser cette épreuve qui les plonge dans l'inconnu.

En plus d'offrir du soutien psychologique aux victimes et à leurs proches, le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) de la Mauricie permet également de les guider à travers les différentes étapes du processus judiciaires qui peuvent souvent apparaître complexes et effrayantes.

Pour la période 2011-2012 seulement, l'organisme a traité 4573 demandes sur son territoire qui s'étend de Trois-Rivières jusqu'à la Haute-Mauricie, dont 70 % d'entre elles concernaient les victimes (3190 demandes).

Les proches des victimes représentent aussi une portion importante des dossiers, à 20 % (914 demandes). «Nous sommes là pour aider les victimes et leurs proches à reprendre le contrôle de leur vie», indique la directrice générale Sylvie Biscaro.

Aussitôt qu'un crime survient, le CAVAC en est informé et s'assure de communiquer rapidement avec les gens éprouvés par l'événement, en collaboration avec différents partenaires du ministère de la Justice. La plupart du temps, les victimes et les proches sont réceptifs et acceptent de recevoir de l'aide.

«Quand tu es victime, tu n'as pas beaucoup de ressources autour de toi. Tu ne sais pas ce qui se passe. C'est rare que les gens ne sont pas contents quand on les contacte pour les aider, note Mme Biscaro. Notre rôle est de normaliser la situation. Ces personnes deviennent en état de stress post-traumatique. On doit donc leur expliquer ce qu'elles vivent et que c'est normal de vivre une telle période.»

Grâce à une équipe d'une vingtaine de personnes qui comprend des conseillers-cliniques et des intervenants spécialisés en criminologie, en psychoéducation et en travail social, entre autres, le CAVAC assure l'accompagnement de sa clientèle à travers toutes les démarches judiciaires.

Au cours de la dernière année, le CAVAC a accompagné1173 personnes dans les palais de justice de Trois-Rivières (744), Shawinigan (346) et La Tuque (83).

L'organisme, qui a ouvert ses portes en 1990 à Trois-Rivières, évalue également, lorsque nécessaire, la possibilité que les personnes adhèrent au programme d'Indemnisation des victimes d'actes criminels.

«On leur explique comment ça se passe à la cour. Le palais de justice est un endroit assez particulier. Ça va vite à la cour et les gens ne comprennent pas toujours. On les informe aussi sur leurs droits et recours. Il faut qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls et on veut que ce passage-là soit plus facile et moins stressant», mentionne la directrice générale.

Pendant l'accompagnement judiciaire, les intervenants du CAVAC expliquent le déroulement des témoignages à la cour ainsi que celui des libérations conditionnelles et de remise en liberté. Ils peuvent aussi fairevisiter les lieux à leurs bénéficiaires avant les procédures, question de «leur permettre d'apprivoiser l'endroit», souligne Mme Biscaro.

Il est possible de contacter le CAVAC en composant le819 373-0337 ou encore, sans frais, le 1 866 532-2822. Les renseignements à propos de cet organisme sont également disponibles au www.cavac.qc.ca.

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