Un hiver dans la remise?

Alain Marcotte n'a pas eu le temps de... (Photo: Sylvain Mayer)

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Alain Marcotte n'a pas eu le temps de terminer sa maison avant l'adoption d'un avis de réserve de la Ville de Shawinigan en juin, qui gelait la valeur de toutes les propriétés du secteur.

Photo: Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

Alain Marcotte ne pensait jamais que le projet de parc industriel annoncé en catastrophe au printemps le forcerait à se loger dans sa remise au début de l'hiver.

Il s'était pourtant trouvé une maison à Saint-Tite, mais deux jours avant de déménager, il apprenait que l'acquisition de sa demeure en construction sur la 90e Avenue était mise sur la glace.

Comme l'avis de réserve de la Ville adopté en juin empêche toute amélioration des propriétés situées dans le périmètre du futur parc industriel, M. Marcotte s'est retrouvé Gros-Jean comme devant. En effet, impossible pour lui de compléter la construction de sa troisième maison sur ce site en 35 ans.

Il a donc décidé d'aménager l'intérieur de sa remisepour y demeurer, avec un poêle à bois et un lit. Une solution de dépannage pour quelques jours, croyait-il.

«On a beau poser des questions, nous n'avons pas de réponse», déplore-t-il. «Inévitablement, on en vient à se demander si on se fait niaiser.»

Les résidents s'étaient fait vendre l'urgence de quitter les lieux en raison de l'imminence d'un important projet industriel, dont plus personne n'a entendu parler depuis le printemps.

«La Ville est-elle en train de faire un éléphant blanc dont nous serons les victimes?», questionne M. Marcotte. «Soit qu'il y a de la négligence, soit qu'on se fout totalement de nous.»

«On essaie de m'avoir à rabais et je ne suis pas le seul. La Ville ne veut pas payer ce que ça vaut, mais ce qu'elle pense être capable de payer.»

Autres cas

Le long de la 95e Avenue, une autre poignée de résidents trépignent en attendant des nouvelles de la Ville.

Jocelyne Garceau est propriétaire d'une grande terre et d'un chalet. Elle déplore que la Ville ne veuille pas dédommager la valeur de la forêt qui se trouve sur sa propriété.

«Il semble que l'évaluation de Servitech était trop élevée», commente-t-elle, visiblement épuisée par ces négociations qui s'éternisent.

Au printemps, Pierre Jacob avait compris que son terrain était situé dans une zone tampon du projet.

«Je n'étais pas obligé de leur vendre, mais la Ville vient de me téléphoner et là, tout a changé», déplore-t-il. «On m'a dit que si je ne vendais pas, je serais exproprié.»

M. Jacob a aussi été convoqué pour une rencontre en janvier. Il souhaite que la Ville respectera sa promesse de lui trouver un terrain équivalent à Shawinigan, où il pourra construire un jour l'écurie de ses rêves.

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