Fermeture de Gentilly-2: il faut conserver les comprimés d'iode

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La date de péremption des comprimés d'iode que les gens ont en possession actuellement est octobre 2016.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec demande aux citoyens qui habitent dans un rayon de 8 kilomètres de la centrale nucléaire Gentilly-2 de conserver les comprimés d'iode qui leur ont été distribués en janvier dernier même si le réacteur nucléaire sera fermé définitivement, le 28 décembre.

Le Dr Marco Desjardins, médecin-conseil en santé et environnement à l'Agence, explique qu'il n'a pas encore eu «les informations pour établir le risque exact qu'il pourrait y avoir durant les différents travaux à la suite de la fermeture.»

«Ce qu'on sait, c'est que tant qu'il y a de la matière radioactive au niveau de la centrale, il y a un certain risque, mais actuellement, je ne peux pas vous dire le niveau de risque que ça représente», a-t-il expliqué hier au Nouvelliste.

L'Agence de santé a placé une demande à ce sujet à Hydro-Québec. La société d'État a répondu qu'une analyse des accidents potentiels durant la période des travaux serait disponible en mars prochain.

La date de péremption des comprimés d'iode que les gens ont en possession actuellement est octobre 2016.

L'Agence de santé ne sait pas encore si elle répétera la distribution à ce moment-là. «Tout va dépendre des scénarios d'accidents possibles qui peuvent avoir lieu durant les travaux de fermeture», explique le Dr Desjardins. «Si l'on en a besoin, on va la répéter», dit-il.

«Si l'on nous confirme, dans le rapport d'Hydro-Québec, qu'il n'y aura plus de risque de rejet d'iode radioactif, à ce moment-là, les comprimés d'iode ne seront plus utiles», explique-t-il.

Dès qu'elle aura le rapport en main, l'Agence de santé analysera les risques à la santé en relations avec les différents scénarios d'accidents qui vont être présentés par Hydro-Québec. «Par la suite, on va ajuster les mesures de protection applicables à la recommandation. On va ajuster le plan des mesures d'urgence et on va informer la population à savoir s'il est toujours pertinent ou non de garder les comprimés d'iode», explique-t-il.

Actuellement, les gens qui vivent dans un périmètre de 8 kilomètres autour de la centrale ont accès aux comprimés d'iode. Les personnes qui habitent jusqu'à 30 kilomètres de la centrale peuvent en faire l'achat en se rendant dans une pharmacie.

Rappelons que la distribution de comprimés d'iode a commencé en 2003. Une nouvelle campagne de distribution a eu lieu en 2007 et la plus récente s'est tenue en janvier dernier. Elle touche principalement 3000 résidents deTrois-Rivières, Bécancour et Champlain.

L'iode permet de saturer temporairement la glande thyroïde, l'empêchant ainsi d'absorber des rejets d'iode radioactif en cas d'accident nucléaire.

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