Usine Laurentide: la machine numéro 11 fermée pour une durée indéterminée

L'usine Laurentide.... (Photo: Émilie O'Connor)

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L'usine Laurentide.

Photo: Émilie O'Connor

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(Shawinigan) À une semaine de Noël, une autre tuile tombe sur la tête des travailleurs de l'usine Laurentide de Shawinigan. Depuis minuit, la machine à papier numéro 11 est arrêtée, et ce, pour une période indéterminée.

La direction a fait part de cette décision à ses employés en fin de journée hier. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, une rencontre se tiendra cet avant-midi à propos de cette annonce. Les travailleurs devraient alors en savoir un peu plus sur les motivations de la partie patronale.

Joint à son domicile au cours de la soirée d'hier, le président de la section locale 139 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, Terry Black, a indiqué qu'il avait été informé de cette décision en fin de journée hier. Il n'était cependant pas en mesure d'élaborer sur les raisons la motivant.

«Je vais tout savoir ça demain (aujourd'hui). J'ai simplement reçu un appel téléphonique. C'est certain que c'est triste. Mais je ne sais pas comment les employés ont réagi car je n'étais plus au travail quand je l'ai appris», a simplement indiqué le président du syndicat qui représente 240 travailleurs.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, n'était quant à lui pas très heureux d'apprendre la nouvelle lorsque Le Nouvelliste l'a joint en soirée hier.

«J'avais un message de rappeler le directeur de l'usine et je comptais le rappeler demain (aujourd'hui) car j'ai terminé de travailler un peu tard ce soir (hier). J'imagine que c'était pour m'annoncer cette nouvelle-là. Encore une fois, ce n'est pas une très bonne nouvelle. Il y a des centaines de travailleurs qui espéraient passer la période des Fêtes au travail», a mentionné le premier magistrat.

Cette décision de la compagnie Produit Forestier Résolu tombe un peu moins d'un mois après l'arrêt définitif de l'autre machine, la numéro 10, qui avait entraîné la perte de 111 emplois.

Deux jours après avoir annoncé l'arrêt définitif de cette machine, la direction locale avait convoqué les trois unités syndicales de l'usine pour entreprendre une négociation sur de nouveaux aménagements au contrat de travail, qui ne vient pourtant à échéance qu'en avril 2014.

Les papetiers affiliés à la CSN et les employés de bureau avaient accepté les modifications proposées. Mais les membres de la section locale 139 du SCFP - le syndicat représentant le plus d'employés - avaient par la suite rejeté dans une proportion de 57 % lesdites demandes.

Questionné à savoir s'il croyait que la décision annoncée hier était la conséquence de ce refus syndical, le maire Angers a confié qu'il espérait que non.

«J'espère que ce n'est pas la réponse de Produit forestier Résolu à une prise de position des syndiqués. Je vais très certainement vérifier les raisons pour lesquelles cet arrêt est annoncé», a laissé tomber celui qui oeuvrait dans le monde syndical avant de faire le saut en politique.

 

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