Auberge sur le lac Mékinac: les maires s'impatientent

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Le lac Mékinac offre un endroit unique pour une auberge de prestige.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les maires de la MRC de Mékinac commencent à trouver le temps long dans le dossier du projet d'auberge de prestige dans la Baie Bigué du lac Mékinac, au sujet duquel le ministère des Ressources naturelles et de la Faune n'a toujours pas lancé d'appel de projets.

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Le préfet de la MRC de Mékinac, Alain Vallée.

Photo: Stéphane Lessard

«Il serait temps que ça bouge! s'impatiente le préfet de la MRC, Alain Vallée. Beaucoup d'argent a été investi dans ce projet depuis 2011, entre autres pour l'étude concept. Il ne faudrait pas que cette étude devienne désuète et qu'on doive tout recommencer.»

Bien qu'un plan directeur ait été réalisé par la firme Genivar en 2010, qu'un emplacement ait été choisi, que la Municipalité de Trois-Rives ainsi que la MRC de Mékinac et son CLD aient été consultés et qu'ils aient approuvé le plan directeur comme le plan concept ainsi que l'emplacement de la future auberge, aucun appel de projets n'a encore été lancé par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

De ce côté, on se contente de dire «qu'on est encore en processus et que le dossier suit son cours», sans donner d'autres détails, sinon qu'un chargé de projets a quitté et que quelqu'un doit reprendre le dossier.

«Tout a été adopté en juin 2012, insiste Alain Vallée. Le projet a été présenté à la population de Trois-Rives à la suite de l'étude réalisée par François de Grandpré, du Département d'études en loisir, culture et tourisme de l'Université du Québec à Trois-Rivières. C'est important pour Trois-Rives ce projet, car c'est une municipalité dévitalisée.

«La balle est dans le camp du ministère des Ressources naturelles, mais ça branle et on ne sait pas ce qui se passe. On les a relancés un peu parce qu'on trouve que ça prend du temps. Pour justifier le retard, on nous répond qu'une personne a quitté son poste, qu'il y a de la restructuration, etc. C'est long. On est déçus par ces délais. Un moment donné, il faut que ça bouge! Peut-être que le changement de gouvernement a aussi changé les choses un peu», analyse le préfet, perplexe.

Le préfet suppléant et maire de Saint-Séverin, Michel Champagne, se fait un peu plus incisif en faisant remarquer que lorsque le milieu a tenté de prendre le projet en main, on lui a fait plusieurs reproches sur ses façons de faire. Mais maintenant que le ministère a pris la relève, il ne semble pas être capable de faire beaucoup mieux. «J'ai hâte d'en savoir plus, il nous manque peut-être des éléments», a-t-il confié.

Pour sa part, le maire de Trois-Rives, Lucien Mongrain, ne cachait pas son découragement. «Je ne sais rien, rien, rien, sinon qu'il n'y a presque plus de monde qui travaille dans ce ministère-là. Beaucoup de fonctionnaires ont pris leur retraite. Nous, on a accepté le dossier de M. de Grandpré. Il nous avait dit, maintenant ça va partir (l'appel de projets) dans les journaux mais on n'en a plus entendu parler.

«Je suis comme tout le monde, j'attends. On entend si peu parler de ce projet qu'on en oublie les noms des gens qui s'en occupent, ironise-t-il. Mais de notre côté, tout a été accepté. C'est supposé suivre son cours et c'est le ministère qui a ça entre les mains. J'en sais pas plus. Je suis rendu que j'ai de la misère à suivre les fonctionnaires. Ça tient pas la route pantoute.»

Quant à la députée de Laviolette, Julie Boulet, qui suit ce dossier depuis plus de 10 ans, elle avoue elle aussi ne pas avoir de nouvelles fraîches à ce sujet. «Ce projet m'a toujours beaucoup intéressée parce que je crois que Mékinac a besoin d'une diversification économique. Ils ont des difficultés. Tout le monde attend l'appel de projets. Je vais relancer le ministère à ce sujet.»

Rappelons que le projet en question consistait en une auberge haut de gamme, quatre étoiles, de 70 à 90 chambres. Le site de la Baie Bigué, facilement accessible au centre du lac Mékinac, avait été retenu. L'appel de projets devait avoir lieu au Québec, bien sûr, mais aussi dans le reste du Canada et aux États-Unis.

Le projet d'auberge est attendu avec d'autant plus d'impatience que l'offre en hébergement est encore insuffisante dans la MRC de Mékinac qui souhaite accélérer son développement touristique.

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