Un muséum d'histoire naturelle à Trois-Rivières?

Mathieu Naud, alias Monsieur Reptile, a présenté, samedi... (Photo: Stéphane Lessard)

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Mathieu Naud, alias Monsieur Reptile, a présenté, samedi aux enfants, Mongo son python de Birmanie. Simon Théorêt, Nathaël Binet, Phélicia Binet, Leilou Binet et Mélyna Alarie ont pris dans leurs mains Mongo le temps d'une photo. Ceux-ci étaient accompagnés des organisateurs de l'ExoDécouvertes avec Monsieur Reptile, Marc Dubois, Emmanuel Quattrocchi et Sophie Guillemette.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Monsieur Reptile, alias Mathieu Naud, voit grand pour Trois-Rivières. Il rêve d'un muséum d'histoire naturelle dédié aux reptiles, aux insectes et aux dinosaures. Déjà, il se targue d'avoir l'appui de l'entomologiste et fondateur de l'insectarium de Montréal, Georges Brossard, du directeur général de Tourisme Mauricie, André Nollet, et du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

«Ce serait un centre unique au Québec. Nous n'avons aucune place au Québec où nous pouvons voir des squelettes de dinosaures», fait-il valoir en ajoutant que la situation géographique de Trois-Rivières est enviable.

Mathieu Naud, qui a acquis ces quinze dernières années une très bonne expérience de vulgarisation scientifique avec les tournées dans les écoles de la caravane de Monsieur Reptile, désire que ce muséum se concentre autour des valeurs d'éducation et de conservation et de protection des espèces animales. En plus de donner des conférences dans les écoles, il met ses compétences au service de la Société protectrice des animaux de la Mauricie.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, estime que le projet de Mathieu Naud est «intéressant». «Il y a de quoi à faire avec ce projet. Moi j'y crois. Ça peut devenir important», affirme le maire Lévesque qui a conseillé à Mathieu Naud de mettre sur pied un organisme sans but lucratif afin d'avoir accès à des subventions. «Ça pourrait commencer petit pour voir l'engouement.»

Yves Lévesque croit que ce muséum devrait s'installer au parc portuaire afin d'être là où les touristes sont. «Le parc portuaire est un endroit idéal. Il y aura aussi des locaux qui vont bientôt se libérer», ajoute-t-il en parlant des bureaux de la Corporation de l'amphithéâtre qui doit quitter ses locaux.

Tout un monde de découvertes s'offrait aux enfants qui visitaient samedi la deuxième édition de l'ExoDécouvertes de Trois-Rivières qui avait lieu au Collège Laflèche. Serpents, lézards, iguanes, tortues et insectes de toutes les tailles attendaient les quelque 420 visiteurs. Un avant-goût du projet de muséum d'histoire naturelle de Mathieu Naud?

Organisé par Monsieur Reptile et par le site internet spécialisé Repticlic.com, ce salon sur l'herpétologie vise à faire connaître la diversité des espèces de reptiles et d'insectes. «Il n'y a pas de vente ici», tient à préciser Mathieu Naud.

De nombreux enfants s'émerveillaient devant les vivariums de l'ExoDécouvertes. Pas moins de 130 spécimens les attendaient. Les jeunes étaient impressionnés par la grosseur du Python de Birmanie jaune nommé Mongo ou par le Varan d'Indonésie. Phélicia Binet a touché à Mongo sans crainte avec toute la confiance d'une jeune fille de 7 ans. «J'ai beaucoup aimé ça toucher au serpent», dit-elle juste après. «C'est doux sur le dos et rude sur le ventre», ajoute-t-elle.

Quelques conférences sur les animaux ont été données lors de l'ExoDécouvertes. De plus, les visiteurs ont pu découvrir les animaux sous un autre angle lors de la nuit exotique où les seules lumières des vivariums éclairaient la salle de l'exposition. «Nous tentons de faire tomber certaines légendes urbaines tenaces envers les reptiles et les insectes», explique Mathieu Naud. «Puis, nous allons peut-être donner le goût à des jeunes de s'intéresser à la santé animale ou à la biologie.»

Les exposants de l'ExoDécouvertes se donnent comme mission de faire découvrir aux enfants et aux plus grands visiteurs plusieurs dizaines d'espèces animales. Ils peuvent ainsi expliquer leurs modes de vie, leur alimentation, leur espérance de vie ainsi que leurs besoins particuliers.

Les organisateurs de l'événement ne croient pas que tout le monde peut adopter un reptile, particulièrement les espèces qui deviennent grosses et vivent longtemps. Ironiquement, les espèces le plus populaires, comme les iguanes, les tortues à oreilles rouges et les pythons, ont justement ces caractéristiques.

«Ils sont cutes quand ils sont bébés, mais ils deviennent gros», souligne Marc Dubois de Repticlic.

«Si tu veux un gros serpent, va au magasin. Il y en a plusieurs en plastique», répond quant à lui Monsieur Reptile, Mathieu Naud, qui précise que plusieurs espèces de reptiles vivent plus de 70 ans. «Ce sont des animaux qui ont besoin de soins particuliers.»

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