A.B.I.: le syndicat demande une rencontre avec la haute direction d'Alcoa

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Le syndicat des travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour demande une rencontre avec la haute direction d'Alcoa à Pittsburgh.

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(Trois-Rivières) Dans un ultime effort afin d'éviter un conflit de travail, le syndicat des travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour demande une rencontre avec la haute direction d'Alcoa à Pittsburgh.

«Nous avons fait du chemin et on sent qu'on est allé au bout des négociations avec la direction locale de l'usine. Dans un ultime effort pour éviter un conflit, nous demandons maintenant la possibilité de livrer notre message à la haute direction d'Alcoa. Notre objectif demeure toujours d'en arriver à une entente négociée», a affirmé le président du syndicat, Clément Masse, par voie de communiqué en fin de journée hier.

Le syndicat avait fait une demande similaire lors du conflit de travail qui avait perturbé les activités du complexe industriel de Bécancour en 2004.

Jointe en début de soirée hier, la porte-parole de l'entreprise, Isabelle Bédard, a simplement indiqué que la demande syndicale était à l'étude. Au moment de mettre sous presse, la réponse de la direction n'était pas encore connue.

Selon ce qui a été possible d'apprendre, il semble que les négociations entre les deux parties n'ont pas été officiellement rompues.

Après une trêve de cinq jours au cours de laquelle les deux parties avaient renoncé à leurs droits respectifs, l'employeur a retrouvé hier son droit de décréter un lock-out et le syndicat celui de déclencher une grève. Rappelons que les syndiqués ont voté la semaine dernière en faveur d'un mandat de grève et que la convention collective est échue depuis le 22 novembre.

Le présent affrontement entre la direction de l'A.B.I. et le syndicat ne constitue pas le premier épisode houleux impliquant ces deux parties. Depuis le conflit de travail de 2004, l'usine de Bécancour a vécu plusieurs périodes difficiles sur le plan des relations de travail.

Des négociations ayant nécessité l'intervention d'un médiateur spécial ont notamment ponctué l'année 2011. L'employeur avait également demandé des concessions de la part des travailleurs en 2009. Menaçant de fermer une série de cuves, ce qui aurait entraîné la perte de 275 emplois, il avait alors obtenu des concessions de 15 % du nombre d'heures travaillées de la part des employés.

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