Sylvain Montreuil trouve sa suspension trop sévère

Joint par Le Nouvelliste, Sylvain Montreuil n'a pas nié les faits. Il... (Photo: Sylvain Mayer)

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Maurice) Joint par Le Nouvelliste, Sylvain Montreuil n'a pas nié les faits. Il a rappelé qu'en novembre 2011, la Municipalité de Saint-Maurice avait procédé à l'inspection du camion-citerne, à la demande des pompiers.

Un essai routier peu rassurant avait mené à une inspection plus poussée par la SAAQ à Shawinigan où on a statué que le camion-citerne n'était pas sécuritaire pour le service d'urgence. Il a donc été retiré du service le jour même et depuis, c'est la caserne trifluvienne de Saint-Louis-de-France qui a été mandatée pour couvrir Saint-Maurice. Une entente a aussi été prise avec Saint-Narcisse, dans les cas où Saint-Maurice aurait besoin de répondre à un appel en provenance de Saint-Luc-de-Vincennes.

«Or, quand on a fait le schéma de couverture de risques en incendie, c'était avec un camion-citerne à Saint-Maurice, rappelle M. Montreuil. En novembre, un citoyen m'a demandé comment il se faisait que lors d'incendie, le camion citerne de Saint-Louis-de-France se présentait. J'ai dit la vérité, ce que je crois qui est la vérité, que le camion de Saint-Louis vient en back-up. Mais le conseil municipal, qui considère que ce camion fait maintenant partie de notre service, dit que je ne me suis pas montré rassurant face aux citoyens (...)

«Nous, tout ce qu'on veut, c'est la sécurité des gens, insiste M. Montreuil. Que les municipalités de Saint-Maurice et de Saint-Luc soient bien protégées. On ne veut pas alarmer les gens faussement, au contraire. Mais la façon dont le citoyen a rapporté mes propos, c'est que ce n'était qu'une fois sur les lieux qu'on appelait Saint-Louis-de-France, alors qu'à la minute qu'on reçoit l'appel, je me fais un devoir de toujours appeler Saint-Louis, même sur une simple alarme, parce qu'on ne sait jamais ce qu'on va trouver sur place.»

M. Montreuil persiste, la municipalité devrait pouvoir compter sur son propre camion-citerne, car son camion incendie n'a qu'une autonomie de huit minutes.

«C'était rendu qu'à chaque alarme, chaque appel, il fallait bien vérifier que ce camion avait bel et bien été appelé pour se rendre sur les lieux. Il y a aussi que ces pompiers ne connaissent pas toujours très bien le territoire de Saint-Maurice. Il peut y avoir un délai un peu plus long. Moi, ce que j'ai dit au citoyen, c'est qu'on a 1000 gallons d'eau dans notre camion et 30 gallons de mousse, mais qu'on ne peut tenir indéfiniment. C'est ce que le premier magistrat n'a pas aimé que je dise. Voilà.»

Par ailleurs, M. Montreuil trouve sa suspension très sévère, quand il la compare avec la suspension de quelques heures ou d'une journée dont viennent de faire l'objet un policier-pompier et un col bleu de Trois-Rivières après avoir tenu des propos irrespectueux envers leur propre employeur.

Il n'a pas été possible de parler au maire Gérard Bruneau, ce dernier étant retenu à l'extérieur du pays.

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