Centre Le Havre: un partenariat qui permet de mieux respirer

La Fondation du Centre Le Havre a dévoilé... (Photo: François Gervais)

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La Fondation du Centre Le Havre a dévoilé sa campagne de financement dont l'objectif est de 55 000 $. Sur la photo, on aperçoit le directeur général, Pierre Bernard, Caroline Gauthier, présidente, et Philippe Duguay, président d'honneur.

Photo: François Gervais

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Même si les besoins demeurent toujours aussi criants, le Centre Le Havre arrive à souffler un peu mieux depuis la mise sur pied d'un partenariat avec différents intervenants du milieu de la santé et communautaire.

Si le projet en est encore à ses premiers balbutiements, il permet néanmoins à l'organisme de la rue Brébeuf de rediriger une portion de sa clientèle vers des ressources plus spécialisées selon les traits de chaque individu.

En l'espace de 22 ans, la demande annuelle d'hébergement est passée de 150 à 1200, ce qui explique les difficultés du Centre Le Havre à trouver un toit à toutes ces personnes. «Il y a une très importante progression et ça fait beaucoup de monde à accueillir en hébergement. Si on était un hôtel, on serait extrêmement prospère», image le directeur général Michel Simard, en constatant que la pauvreté ne cesse d'augmenter aux quatre coins de la province.

L'an dernier, M. Simard avait d'ailleurs lancé un cri du coeur à l'automne en raison d'un achalandage qui était devenu beaucoup trop problématique. Pour le mois d'août 2011 uniquement, le Centre avait reçu 170 demandes d'hébergement et avait dû en refuser 88. L'appel avait été entendu et a ensuite mené à ce partenariat impliquant de nombreux intervenants communautaires et du domaine de la santé. «Ça commence à avoir un impact et cette année on contient mieux», admet le directeur général de l'organisme.

Pour Michel Simard, le noeud de la problématique au Centre Le Havre se situe à la fin du cycle d'hébergement lors de la réintégration en société. «Le véritable problème de l'accueil, c'est la sortie des gens. Ils sont de plus en nombreux à arriver alors il faut leur donner un accès», dit-il. C'est alors que les ressources adéquates entrent en jeu pour prendre sous leur aile certains bénéficiaires.

«On a un groupe de personnes qu'il faut vraiment soigner sinon ils vont rester dans la rue», explique M. Simard, en soulignant notamment la contribution du Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières, Point de Rue et Domremy. À ce sujet, le Centre Le Havre travaille présentement au développement d'une «maison de chambres» qui visera à mieux encadrer la réinsertion en société des bénéficiaires aux prises avec des dépendances plus chroniques.

Campagne de financement

Avec une demande toujours aussi élevée pour l'hébergement, la campagne annuelle de financement devient d'autant plus importante. Après avoir amassé 54 000 $ l'an dernier, la Fondation du Centre Le Havre vise une récolte de 55 000 $ cette année. Au programme, un souper-bénéfice qui affiche déjà complet avec la participation de plus de 140 personnes ainsi qu'une mobilisation de porte à porte à Trois-Rivières au cours de laquelle on distribuera des enveloppes pour recueillir les dons.

Une nouvelle activité a d'ailleurs été intégrée à la campagne de financement alors qu'à la Saint-Valentin, la Fondation présentera sa «Mission Câlins». Vêtus d'un costume tout désigné pour l'occasion, des personnalités régionales collecteront des fonds en échange d'une accolade.

La présidence d'honneur de la campagne 2012-2013 a été confiée à Philippe Duguay, président et fondateur de la Société immobilière Duguay. Ayant autrefois été propriétaire d'immeubles à logements dans des quartiers défavorisés, il a donc côtoyé des gens qui vivaient dans la pauvreté. En s'impliquant dans cette cause,M. Duguay souhaite surtout aider le centre à se développer. «Et je compte sur la générosité de la population de Trois-Rivières», a-t-il mentionné lors de la conférence de presse.

Le Centre Le Havre en 2012

678 bénéficiaires

> 564 hommes et 114 femmes, majoritairement âgés entre 18 et 50 ans

> 10 personnes d'âge mineur

> Seulement 2 % sont analphabètes

> 58 % des bénéficiaires possèdent (ou sont en voie d'obtenir) un diplôme professionnel, collégial ou universitaire

> 84 % réussissent à se trouver un logement

> 74 % parviennent à décrocher un revenu stable

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