Moisson Mauricie: pas comme une lettre à la poste

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Le maire de La Tuque Normand Beaudoin.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Le désir de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec d'obtenir du financement récurrent de la part des municipalités régionales ne passe assurément pas comme une lettre à la poste. En fait, tous les représentants municipaux contactés par Le Nouvelliste tiennent un propos semblable: ils ne veulent pas privilégier un organisme au détriment d'un autre.

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Alain Drouin

Normand Beaudoin raconte que depuis son arrivée à la mairie de La Tuque, il a appris qu'on doit éviter de créer un précédent qui va ouvrir la porte à plusieurs demandes.

«Si je donne à un organisme, tous les autres vont venir me voir. Avec la guignolée et la campagne du gâteau latuquois, on va chercher 120 000 $. Je n'ose pas trop solliciter les citoyens. Et on a 20 organismes auxquels on donne un montant attitré à notre budget», raconte M. Beaudoin, qui laisse tout de même une porte ouverte pour analyser le tout.

C'est aussi ce que fera le conseil de Shawinigan. Selon François St-Onge, directeur des communications de la Ville de Shawinigan, le dossier sera débattu par les élus.

«On prend bonne note de la suggestion du maire Lévesque, mais il n'y a pas eu de réflexion là-dessus. On est en préparation budgétaire, on va rentrer ça dans nos réflexions», indique M. St-Onge.

Ce dernier précise que si la règle du 40 cents par habitant était appliquée, cela représenterait une somme variant autour de 20 000 $ par année pour l'administration shawiniganaise.

«On aide déjà nos organismes locaux et on s'est donné des balises pour leur donner du soutien. Mais si on donne 20 000 $ à Moisson Mauricie, qu'est-ce qu'on fait avec un autre organisme comme Centraide, par exemple? Ça mérite réflexion de la part des gens du conseil.»

Guy Richard se dit ouvert lui aussi à discuter du sujet. Mais le maire de Louiseville rappelle que le conseil a adopté une politique de non-financement des organismes.

«Ça doit faire 10, 12 ans que c'est comme ça, la politique existait avant que j'arrive à la mairie. On ne donne aucun argent à des organismes. Sinon, on en aurait 50 qui arriveraient. Toutes les causes sont bonnes, mais on ne peut tout régler. Et c'est l'argent des contribuables. Je ne pense pas qu'on va changer notre politique.»

À Nicolet, Alain Drouin fait preuve d'une grande prudence par rapport à cette possibilité.

«Nous avons une corporation de développement communautaire et la Ville lui remet environ 10 000 $ par année pour une redistribution aux organismes qui en sont membres. Moisson Mauricie rend des services tout à fait importants. Mais les contribuables nous disent: «Ça va faire, les taxes». Si je dis oui, je vois 50 autres organismes qui vont frapper à notre porte. Qu'est-ce que je vais leur dire à eux? Ce sont des choix difficiles à faire.»

Le maire de Nicolet indique que le dossier de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec sera discuté avec les membres du conseil.

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