Le chef des pompiers suspendu pour trois mois

La caserne d'incendie de Saint-Maurice.... (Photo: Sylvain Mayer)

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La caserne d'incendie de Saint-Maurice.

Photo: Sylvain Mayer

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Maurice) Le conseil municipal de Saint-Maurice vient de suspendre pour trois mois sans traitement son directeur des services incendie, Sylvain Montreuil, pour des propos «négatifs» qu'il aurait tenus envers les élus municipaux à la suite de leur décision de ne pas acheter un nouveau camion-citerne et de plutôt se faire desservir par Trois-Rivières.

Cette décision du conseil est d'autant plus remarquée dans le milieu des services incendie que M. Montreuil est aussi préventionniste à la Ville de Louiseville et à la municipalité de Sainte-Ursule et que son travail consiste à analyser les risques, à suggérer les correctifs à apporter et à rédiger divers rapports en matière de prévention d'incendie. M. Montreuil cumule 22 ans d'expérience dans ce secteur d'activités.

Selon certains observateurs, cet épisode vient à nouveau démontrer qu'il existe toujours des relations tendues entre la Municipalité et son service d'incendie. On dit qu'elles remonteraient bien avant l'histoire du camion-citerne. C'est au point que des rumeurs de syndicalisation circuleraient en ce moment.

Les propos de M. Montreuil ont été portés à l'attention du conseil par un contribuable lors de la séance du 5 novembre. En réaction, un comité formé du maire Gérard Bruneau, de la directrice générale, Andrée Neault, et du conseiller, Donald Jacob, responsable du dossier des incendies, a rencontré le chef des pompiers le 12 novembre dernier pour tirer cette histoire au clair.

M. Montreuil aurait confirmé ses propos tout en soulignant qu'ils avaient été mal interprétés par le contribuable. Malgré tout, le comité a jugé que l'opinion émise par le chef des pompiers a eu pour effet d'alerter inutilement la population sur sa sécurité et la qualité des services en matière d'incendie. Il a aussi estimé que ces propos sont contraires à l'entente intervenue avec le Centre d'appel 911 CLR de Trois-Rivières et de Saint-Narcisse, entente connue par M. Montreuil. Le conseil n'a surtout pas digéré le fait que l'opinion de son chef des pompiers pouvait avoir des conséquences en matière d'assurance, autant pour les contribuables que pour la Municipalité.

Considérant «le manque d'éthique total» du directeur du service d'incendie quant aux exigences de sa fonction et de sa loyauté envers son employeur, le conseil l'a suspendu immédiatement, sans traitement, pendant une période de trois mois. Ce dernier a dû remettre les clés de la caserne, son téléavertisseur, son cellulaire ainsi que la radio portative. C'est Martin Aubry qui a été mandaté pour le remplacer pendant trois mois.

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