Gentilly-2: le PQ aurait pu faire autrement, selon Djemila Benhabib

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Djemila Benhabib

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Djemila Benhabib, qui a porté les couleurs du Parti québécois dans Trois-Rivières lors de la dernière élection provinciale, endosse la décision du gouvernement de fermer la centrale nucléaire de Gentilly-2. Mais elle croit, avec le recul, que l'annonce aurait pu être faite différemment. Une approche plus «pédagogique» aurait été souhaitable selon elle.

Mme Benhabib a réitéré ces propos, hier, alors qu'elle était l'invitée du Cercle de presse de Saguenay. Devant plusieurs journalistes et communicateurs de la région, elle a mentionné qu'elle avait toujours des réserves sur la façon dont les choses ont été faites dans le délicat dossier de la fermeture de Gentilly-2.

«J'endosse pleinement la décision du gouvernement. C'est d'ailleurs une décision courageuse et audacieuse», a-t-elle indiqué d'entrée de jeu, ajoutant au passage que les libéraux qui formaient le gouvernement avant l'élection avaient probablement manqué de courage. «Je suis pas mal convaincue qu'ils avaient les informations et que la décision de fermer la centrale était prise, mais ils ne voulaient pas annoncer ça en pleine campagne électorale», a-t-elle ajouté.

Mais là où le bât blesse, selon Mme Benhabib, c'est quand on regarde la façon dont l'annonce a été faite. «On aurait pu mettre un peu plus de temps pour s'adresser d'abord aux premiers concernés et associer la communauté au processus. J'aurais souhaité une démarche plus pédagogique, pour expliquer clairement la façon dont allait s'opérer la fermeture, sur une période de quinze ans», remarque-t-elle.

La candidate péquiste défaite dans Trois-Rivières a aussi fait remarquer que sa chef, Pauline Marois, avait reconnu que le gouvernement «était peut-être allé un peu vite». «Il y avait une impatience de prendre le pouvoir et de changer les choses. C'est compréhensible, puisqu'on était dans une léthargie au cours des dernières années avec le gouvernement libéral», remarque-t-elle.

Il aurait été préférable, selon elle, de considérer l'impact sur les employés, mais aussi l'impact sur la région. «Quand on annonce des décisions comme celle-là, il faut être sensible à la réaction que ça suscite dans la région. Là-dessus, le gouvernement a fait, en quelque sorte, une forme d'autocritique par rapport à la façon dont ç'avait été fait», note Djemila Benhabib.

Celle-ci insiste d'ailleurs pour dire que le commentaire qu'elle formule quant à la façon de faire du Parti québécois ne remet nullement en question la confiance qu'elle a envers le gouvernement de Pauline Marois.

Trifluvienne sous peu

Ce n'est plus qu'une question de semaines avant que Djemila Benhabib soit une Trifluvienne à part entière. «Nous avons acheté une maison mais on n'a pas encore emménagé. Je ne voulais pas que ma fille, qui est en première année du primaire, change de milieu et d'école en plein milieu d'une session», explique celle qui avait fait la promesse de s'établir à Trois-Rivières peu importe si elle gagnait ou perdait l'élection.

Djemila Benhabib garde un très bon souvenir de la campagne électorale qu'elle a menée à Trois-Rivières. «Ç'a été une expérience humaine extraordinaire. L'accueil a été très chaleureux et on m'a témoigné beaucoup de sympathie. Le résultat de l'élection a démontré que la région est tout à fait ouverte d'esprit, contrairement à ce que certains ont pu dire ou croire», conclut-elle.

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