Résidence pour aînés:le privé n'a pas bonne réputation

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Les résidences privées pour aînés n'ont pas bonne réputation auprès des répondants d'un sondage Léger Marketing.

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Marie-Michèle Sioui
Le Nouvelliste

(Montréal) Les résidences privées pour aînés n'ont pas bonne réputation auprès des répondants d'un sondage Léger Marketing: 63 pour cent d'entre eux ont une faible confiance envers la qualité de vie offerte dans ces établissements.

Chez les 578 répondants âgés de 45 ans ou plus interrogés en ligne, 64 pour cent ont fait état d'un degré de confiance faible ou très faible face à la qualité des repas offerts aux résidents. Ces proportions sont de 66 et 55 pour cent par rapport à l'offre de loisirs variés et à fréquence satisfaisante ainsi qu'à la présence d'employés humains et attentionnés, respectivement.

La Fédération de l'Âge d'Or du Québec (FADOQ) a commandé le sondage.

Le directeur général du Réseau-FADOQ, Danis Prud'homme, voit dans le manque de confiance des répondants la preuve qu'un programme d'évaluation de la qualité est pertinent.

Le gouvernement, par l'entremise des Agences de santé et du Conseil d'agrément du Québec, s'assure que les résidences privées pour aînés sont certifiées, mais cette certification n'est pas suffisante, selon M. Prud'homme.

Il estime qu'un programme d'appréciation de la qualité serait fort apprécié du public, et s'appuie sur le fait que 87 pour cent des participants du sondage ont indiqué que leur degré de confiance envers les résidences privées pour aînés augmenterait s'il existait un tel programme administré par un organisme externe. «Le public est conscient que la certification amène des outils de base, mais qu'elle n'assure pas la qualité», observeM. Prud'homme.

«Avec la certification, le ministère regarde le hardware, la machine en tant que telle, à savoir le ratio de personnel, la formation des soignants ou le suivi du guide alimentaire, par exemple. C'est vraiment la base. Nous, avec notre programme de qualité, on pousse plus loin. Si on suit le guide alimentaire, ça ne veut pas dire que la nourriture goûte bon, qu'elle est chaude, que les portions sont suffisantes ou qu'on est servis à des heures qui nous conviennent.»

La FADOQ a ainsi lancé, à l'automne dernier, une évaluation qualitative qui fonctionne à la manière d'un programme positif d'amélioration continue.

«On apprécie la qualité des établissements, on octroie des sceaux de un à cinq et on dépose des rapports d'amélioration, expose M. Prud'homme. Le but est d'améliorer la qualité de vie des aînés et de faire en sorte que les gens s'y réfèrent pour trouver une résidence.»

Les 578 répondants du sondage en ligne de Léger Marketing ont dû répondre à cinq questions. Ils ont été sélectionnés de manière aléatoire à partir du panel Internet de Léger et ils pouvaient accéder au sondage par le biais d'un hyperlien placé dans un courriel qui leur était adressé personnellement.

À titre comparatif, un échantillon aléatoire de 578 répondants comporte une marge d'erreur maximale de plus ou moins 4,08 pour cent et ce, dans un intervalle de confiance de 95 pour cent (19 fois sur 20).

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