Un petit phare devenu orphelin

Le «phare» du parc portuaire est à vendre.... (Stéphane Lessard)

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Le «phare» du parc portuaire est à vendre. La famille Harvey, qui avait construit le petit pavillon en 2003, aimerait bien que le petit bâtiment, aussi pratique que décoratif, puisse conserver une vocation touristique.

Stéphane Lessard

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il est devenu un des bâtiments trifluviens les plus photographiés au cours des dix dernières années. Mais avec l'annonce de la fin des activités du M/S Jacques-Cartier, il est maintenant un endroit privé de vocation, prêt à être racheté et, qui sait, à servir à d'autres fins que la vente de billets de croisières sur le fleuve. Le pavillon-billetterie construit par la famille Harvey, en 2003, est à vendre.

La famille Harvey n'entend toutefois pas laisser aller ce bâtiment à n'importe qui, pour n'importe quelle utilisation.

«On a eu des offres mais on veut se garder un certain regard. Certaines étaient même un peu farfelues. On aimerait ça que ça garde une vocation touristique, que ça demeure vivant», explique François Harvey.

Celui-ci ne cache pas qu'il se trouve présentement quelques personnes qui manifestent un certain intérêt pour le bâtiment d'environ six mètres sur six (environ 20 pieds sur 20 pieds).

«Je pense que c'est normal qu'il y ait de l'intérêt. C'est une belle bâtisse, bien située. Les gens continuent à la photographier. Même si nous on n'est plus là pour les croisières, ce serait bien que ça devienne un héritage pour Trois-Rivières», note François Harvey.

Évidemment, le bâtiment n'est pas très grand. Il pouvait accueillir cinq ou six employés tout au plus et une minuscule salle de conférence se trouvait à l'étage, dans le phare. La famille Harvey avait d'ailleurs décidé de donner un petit air «maritime» à sa billetterie en 2002, lorsqu'elle a décidé de remplacer son tout petit comptoir de vente de billets. Le phare en question n'est que décoratif mais il s'était bien intégré dans le paysage du parc portuaire.

Le bâtiment est aujourd'hui évalué à 81 200 $, alors que la petite parcelle de terrain sur laquelle il se trouve est évaluée à 21 800 $. La famille Harvey louait le terrain à l'Administration portuaire de Trois-Rivières et payait des taxes municipales à la Ville chaque année.

Du côté de Tourisme Trois-Rivières, la directrice Yolaine Masse est d'accord pour dire qu'il s'agit d'un bâtiment intéressant. «Je ne cacherai pas qu'on l'a visité, mais c'est beaucoup trop petit pour nos besoins», explique-t-elle. «L'idéal, ce serait de ne pas avoir à l'enlever de là, mais je ne sais pas quelle vocation il pourrait avoir», poursuit-elle.

Pour ce qui est de l'avenir des croisières sur le fleuve, Tourisme Trois-Rivières aimerait toujours voir un promoteur se pointer.

«On n'est pas là pour reprendre un service comme celui-là, mais s'il y a des gens intéressés qui se pointent, on sera là pour les aider», assure-t-elle. Tout projet qui touche le tourisme «fluvial» est d'ailleurs vu d'un oeil particulièrement favorable du côté de Tourisme Trois-Rivières, le fleuve étant un élément distinctif majeur pour la ville.

«Il y a de la place pour un service comme celui-là. On parle d'environ 20 000 visiteurs par année pour les croisières. C'est un attrait majeur pour Trois-Rivières», convient Mme Masse.

François Harvey mentionne que la famille a eu des offres pour le bateau, qui est présentement en cale sèche du côté de Saint-Jean-Port-Joli.

«Mais on se donne du temps pour ça aussi», explique celui qui souhaite qu'il y ait une volonté de garder les croisières dans le décor trifluvien.

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