Église Saint-Philippe: Trois-Rivières estime en avoir assez fait

Des feuilles de cuivre du clocher de l'église... (Photo: Stéphane Lessard)

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Des feuilles de cuivre du clocher de l'église Saint-Philippe volent au vent et menacent de tomber au sol.

Photo: Stéphane Lessard

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Estimant qu'elle en a déjà assez fait dans le dossier de l'église Saint-Philippe, la Ville de Trois-Rivières n'a pas l'intention de se substituer à Excavations Ovila Despins et rappelle que l'entrepreneur de Shawinigan demeure le propriétaire et donc le seul responsable de la sécurité du site.

Mais cela dit, à l'issue d'une rencontre entre le directeur général, Pierre Desjardins, ainsi que les gens du service Développement durable, permis et inspection, on a reconnu que M. Denis Despins avait fait des efforts pour répondre aux dernières exigences de la Ville en ce qui concerne la sécurité du bâtiment. On a aussi dû se rendre à l'évidence à la suite des derniers événements, peu importe les mesures qui seront prises, les rôdeurs astucieux et qui n'ont pas froid aux yeux trouveront toujours le moyen de s'introduire dans l'église, soit pour la squatter, soit pour y dérober des matériaux comme ce fut le cas dans les deux dernières semaines.

«On se dit que même si on ajoutait encore 15 à 20 000 $ de clôture autour de l'immeuble, des gens vont réussir à entrer, a commenté le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant. On est dans une impasse. Et cette impasse c'est le paiement de 15 000 $ de taxes.»

En effet, sans le paiement des taxes et sans titres clairs, aucune autre partie n'acceptera de prendre la relève dans ce dossier. Anpro Démolition a été claire à ce sujet.

Lorsqu'on fait remarquer qu'une large plaque de cuivre s'est détachée d'un pilier du clocher et qu'elle bat actuellement au vent depuis la tempête survenue dans la nuit de lundi à mardi, au risque de tomber au sol, M. Toutant répond toujours que c'est la responsabilité de M. Despins.

Par ailleurs, le porte-parole a confié que la Ville est très déçue par la tournure des événements. La pierre angulaire de l'église, à elle seule, a été payée 20 000 $ à M. Despins. En plus, le conseil a offert au prochain promoteur à entrer dans le dossier, soit Olymbec, des subventions de toutes sortes, dont un congé de taxes, qui pourraient totaliser 300 000 $ sur 5 ans. «On considère qu'on a fait notre large part dans ce dossier-là et on se retrouve dans une situation où seulement 15 000 $ bloquent tout», de conclure M. Toutant.

Manifestement, la Ville considère que les parties en cause dans le contrat initial tripartite pourraient faire un effort de plus. Or, on sait que Denis Despins ne peut assumer plus que 5000 $. Du côté d'Olymbec, on n'a pas retourné notre appel mais c'est un secret de Polichinelle que la famille Stern ne veut pas avoir la responsabilité de la démolition d'une église catholique. Ce n'est qu'après ces travaux qu'elle intervient dans un dossier de ce genre, au moment de la construction d'un immeuble à logements sur le même terrain.

Quant à la paroisse Immaculée-Conception, elle considère qu'elle n'a plus aucun lien avec l'ancienne église depuis qu'elle a été cédée à Excavations Ovila Despins. Notons qu'il aurait été étonnant que la fabrique accepte de payer des taxes, alors qu'elle n'en payait pas du temps que l'église était toujours un temple.

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