Une convention dénaturée chez IDÉ, selon la CSN

Partager

Sur le même thème

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

La CSN vient de déposer une requête en révision judiciaire à la Cour supérieure afin que la décision rendue cet été par un arbitre pour établir une première convention collective à Innovation et Développement économique Trois-Rivières soit respectée. On veut ainsi annuler l'effet d'une correspondance fournie par le même arbitre le 3 octobre dernier, car on désire que tous les travailleurs du bras économique trifluvien touchent une rétroactivité salariale.

Cette décision d'avoir recours à la Cour supérieure découle d'une récente correspondance entre l'arbitre du ministère du Travail et IDÉ, qui voulait obtenir certaines clarifications. Selon la CSN, Me André Sylvestre a alors modifié la composante de la première convention collective des employés de ce service.

«Quand il a établi la convention, le 28 août, l'arbitre a dit à l'employeur qu'il a l'obligation de verser la rétroactivité. Dans la dernière correspondance, en octobre, il dit qu'IDÉ a l'obligation de verser cette rétroactivité à des travailleurs. Mais pour une autre catégorie d'employés, IDÉ a l'obligation morale de verser la rétroactivité. Ça dénature son jugement», soutient Paul Lavergne, président du conseil central du Coeur du Québec de la CSN, la centrale qui représente les salariés d'IDÉ.

M. Lavergne rappelle que le processus entourant la naissance d'une première convention collective a été long et ardu à IDÉ.

«La demande d'accréditation a été déposée en 2008. En 2012, on a atterri en arbitrage. Pour établir la convention, l'arbitre doit regarder les demandes syndicales et patronales et il les départage. Il ne peut pas jouer dans les demandes. Il présente la convention et les deux parties doivent s'y conformer.»

M. Lavergne précise que la CSN va défendre son point de vue devant la Cour supérieure, à moins qu'IDÉ respecte la teneur de la convention dévoilée au mois d'août. L'objectif est que la rétroactivité soit versée à tous les salariés.

«IDÉ a toujours utilisé des procédures pour ralentir le processus. Si IDÉ respecte la décision et paie la rétroactivité, on éviterait d'aller en cour et de payer des frais d'avocat.»

Pour sa part, Innovation et Développement économique Trois-Rivières réaffirme respecter la décision rendue par l'arbitre Sylvestre le 28 août et les précisions apportées le 3 octobre.

«Le syndicat et la direction d'IDÉ Trois-Rivières s'étaient tous deux engagés à respecter la décision de l'arbitre Sylvestre. De notre côté, c'est ce que nous continuons à faire», déclare par voie de communiqué Yves Marchand, le directeur général d'IDÉ.

Le communiqué précise que la direction d'IDÉ n'accordera aucune entrevue à ce sujet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer