La réfection de la centrale nucléaire de Point Lepreau bientôt terminée

La centrale nucléaire de Pointe Lepreau, au Nouveau-Brunswick.... (PHOTO: ARCHIVES PC)

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La centrale nucléaire de Pointe Lepreau, au Nouveau-Brunswick.

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Kevin Bissett
La Presse Canadienne
Fredericton

La réfection de la seule centrale nucléaire des provinces de l'Atlantique devrait être terminée cet automne, mettant fin à un projet risqué qui a été marqué par des déversements, des dépassement de coûts et des disputes fédérale-provinciale.

Lorsque la centrale Point Lepreau a été fermée en mars 2008, Énergie NB avait indiqué que la remise en état prendrait 18 mois et coûterait 1,4 milliard $.

Plus de quatre ans et un milliard de dollars additionnels plus tard, la société d'État provinciale espère que la remise à neuf de la centrale prolongera sa vie de 27 ans et fournira environ un tiers de la demande énergétique du Nouveau-Brunswick.

En entrevue, le président d'Énergie NB Gaétan Thomas a expliqué que la centrale produira plus de 700 megawatts d'énergie propre pour moins de neuf cents du kilowatt, ce qui en faisait une alternative très concurrentielle. Il a décrit le projet comme étant un bon investissement.

Mais Norm Rubin d'Energy Probe, un groupe torontois d'analyse de questions énergétiques, a dit que les problèmes qui ont parsemé la remise en état de la centrale soulignent les risques associés à l'énergie nucléaire. Il a qualifié de «vraiment bizarres» certains des incidents, comme celui des turbines «échappées» dans l'océan.

Le 15 octobre 2008, deux rotors de turbine ont plongé dans le port de Saint-Jean alors qu'ils étaient sur le point d'être chargés sur une barge pour la livraison à Point Lepreau. Ils ont dû être récupérés et renvoyés au manufacturier au Royaume-Uni pour être réparés.

Il y a également eu deux déversements d'eau lourde radioactive au cours de la dernière année, dont un a déclenché une évacuation. L'eau lourde a pu être récupérée et personne n'a été blessé.

Les problèmes ont attiré l'attention d'Hydro-Québec, dont le président a cité les problèmes à Point Lepreau comme un des facteurs dans la décision de la société d'État de ne pas aller de l'avant avec la réfection de Gentilly-2, la seule centrale nucléaire au Québec.

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