Mini-Défi InterVal: au-delà des différences

Nora-Lee Martin (à l'avant) avait très hâte de... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Nora-Lee Martin (à l'avant) avait très hâte de prendre part au Mini-Défi InterVal.

Photo: Sylvain Mayer

Partager

(Trois-Rivières) Les visages des quelque 60 jeunes participants au Mini-Défi InterVal samedi au CAPS de l'UQTR resplendissaient de fierté. Sous les encouragements de leurs parents et amis, ces enfants vivant avec un handicap physique ou visuel ont courageusement participé à plusieurs épreuves sportives. Ces enfants étaient pour une fois comme tous les autres.

Les jeunes participants au Mini-Défi InterVal de ce... (Photo: Sylvain Mayer) - image 1.0

Agrandir

Les jeunes participants au Mini-Défi InterVal de ce week-end ont dépassé leurs limites.

Photo: Sylvain Mayer

Juliette Houle de Trois-Rivières participait ce week-end à son premier Mini-Défi InterVal. La jeune fille de 10 ans du pavillon Boisé-des-Pins de l'école Saint-Sacrement a tout de même déjà pris part au défi sportif de Montréal d'où elle était revenue avec une médaille au lancer du poids.

«Moi, j'aime ça participer parce que ça n'arrive pas tout le temps qu'on fait du lancer du poids et des sauts en longueur. C'est le fun», avoue Juliette, aucunement freinée par ce qu'elle appelle sa «petite différence».

«Mon bras droit et ma jambe droite sont plus courts que les autres. J'essaie de les renforcer. Mais moi je ne trouve pas ça grave», souligne-t-elle tout en étant incapable de prononcer correctement le nom de son handicap tant cela n'a pas d'importance pour elle. «Des fois, les autres vont plus vite que moi, mais ce n'est pas grave.»

Quelques instants après avoir discuté avec l'équipe du Nouvelliste, la jeune Juliette a réalisé de belles performances aux épreuves du lancer du poids et de la course à relais.

La petite Nora-Lee Martin, 5 ans, était elle aussi à son premier Mini-Défi InterVal. Elle attendait ce moment depuis plusieurs mois déjà. Ce défi représentait une grande motivation pour elle. L'anticipation de sa participation lui a permis de passer au travers d'une importante opération ainsi que deux mois de réadaptation à Montréal. La fillette de Trois-Rivières souffre de dysplasie spastique qui rend difficile la coordination de ses mouvements. Cela ne l'empêchait pas de prendre part avec le sourire aux épreuves sportives sous le regard admiratif et les encouragements de ses parents, ses trois frères aînés ainsi que de son grand-père.

«C'est formidable de la voir sourire comme ça», lance la mère de la jeune Nora-Lee, Nathalie Dugal.

L'ambiance était survoltée samedi. Les parents et amis des enfants encourageaient les participants et prenaient de nombreuses photos et vidéos de leurs performances. Nathalie Dugal estime que les gens devraient voir ce que les enfants réussissent à réaliser. «Tout le monde devrait voir ça. Ça remet les choses à la bonne place.»

Les différents points de service du Centre InterVal étaient représentés ce week-end. Les points de service de Trois-Rivières, de Shawinigan, de Victoriaville et de Drummondville se sont affrontés dans des épreuves par équipe. Chacun des quelque 60 jeunes portait les couleurs de sa ville. Maïka Setlakwe de Drummondville était fière de dire qu'elle participait à toutes les épreuves. «Je me pratique pour pouvoir aller au plus gros défi de Montréal», dit-elle avec assurance. Malgré son handicap qui l'oblige à marcher sur la pointe des pieds, Maïka est prête à réaliser de grandes choses. «On a tous ici de petites différences. Pour moi, ça ne change rien. Mais, j'avoue que ma différence fait que je cours plus vite», ajoute-t-elle en riant.

Le Mini-Défi InterVal propose une foule d'épreuves dont le goalball, ce sport qui consiste à marquer des buts avec un ballon à grelots le tout avec les yeux bandés. «Nous sommes trois joueurs par équipe avec les yeux bandés, qu'on soit aveugle ou non. Le but c'est de marquer des buts et de bloquer le ballon quand on l'entend. C'est très le fun», expliquent Véronique et son frère Antony Bouchard de La Tuque en ajoutant que les joueurs doivent garder le silence pour ne pas révéler leur position aux joueurs adverses.

Les organisateurs étaient très satisfaits de l'édition 2012 du Mini-Défi InterVal qui a su attirer encore davantage de personnes que l'an dernier. «On voulait que ça soit une grande fête, nous sommes très fiers. Il y a beaucoup de dépassement de soi. Cela nous permet de voir le fruit de nos thérapies», souligne Marie Hébert du comité organisateur et kinésiologue au Centre InterVal. «Les enfants n'ont pas toujours la chance de participer à des compétitions avec des jeunes qui leur ressemblent.»

«De voir ces enfants se réaliser nous rappelle pourquoi on est là. Les enfants se trouvent une place au soleil. Ça nous touche au coeur tellement on est fier de les voir se dépasser. Au lieu d'être marginalisés, ils font partie de la gang», ajoute Alain Giroux, directeur du Centre de réadaptation InterVal Mauricie et Centre-du-Québec.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer