Deux Trifluviennes au coeur de la tempête

Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier,... (Photo: Émilie O'Connor)

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Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, Marie-Ève et Marie-Claire Boisvert ont vécu de longues heures terrifiantes lors du passage de l'ouragan Sandy à Cuba.

Photo: Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) Deux Trifluviennes ont vécu de longues heures d'angoisse dans la nuit du 25 octobre alors qu'elles se sont retrouvées en plein coeur de l'ouragan Sandy pendant leur séjour au Club Amigo sur l'île de Cuba.

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L'ouragan Sandy a causé des dommages importants à l'hôtel dans lequel les deux Trifluviennes séjournaient à Holguin sur l'île de Cuba.

Pour Marie-Claire et Marie-Ève Boisvert les traditionnels souvenirs de soleil et de plage seront plutôt remplacés par des images de rafales à plus de 175 kilomètres à l'heure, une quantité inimaginable de pluie et un hôtel complètement ravagé par la tempête. «C'est une expérience extrêmement traumatisante», lance Marie-Claire.

D'abord avisées par les employés de l'hôtel de se mettre à l'abri vers 21 h, les Trifluviennes ont dû patienter dans leur chambre jusqu'à 2 h du matin avant de ressentir les premiers effets de Sandy. «Les gens s'attendaient à avoir un ouragan de niveau 2 mais c'est finalement un ouragan de niveau 3 et demi qui a frappé Cuba, explique Marie-Claire. À 2 h, ça s'est mis à vraiment brasser beaucoup. Les vitres cognaient, il y a des morceaux de plafond et des poteaux de métal qui ont volé dans le corridor. On s'est réfugiées dans la salle de bain pour être le plus à l'abri possible.»

Après une première secousse qui a duré jusqu'à 5 h 30 et qui a causé beaucoup de dommages en arrachant notamment les fenêtres de leur chambre, les deux touristes ont à peine eu le temps de sortir de la salle de bain pour constater les dégâts. Rapidement, des gardes de sécurité leur ont ordonné de retourner à l'abri puisque la tempête allait frapper de nouveau Holguin... et avec plus de vigueur cette fois-ci.

Comme leur chambre était passablement abîmée, Marie-Claire et Marie-Ève sont rapidement allées se terrer dans la chambre d'amis à l'étage supérieur. La deuxième frappe de Sandy les a littéralement terrifiées alors qu'elles se sont retrouvées plongées dans le noir jusqu'à 7 h 15, en plein dans l'oeil de l'ouragan. «L'électricité a été coupée. J'avais tellement peur, je pleurais. On ne voyait rien et ça shakait de partout», raconte-t-elle.

Lors du passage de Sandy à Cuba, la semaine dernière, 11 personnes ont perdu la vie. Les Trifluviennes ont même pensé, à un moment pendant leur nuit d'enfer, que leur heure était peut-être arrivée. «On n'avait jamais vécu quelque chose comme ça. On se demandait sérieusement si on allait mourir avec tout le bruit qu'on entendait et les morceaux qui arrachaient partout, en plus que tout ça se passait dans le noir. Tu ne sais pas quand ça va arrêter. J'avais peur de ne pas revenir», souligne Marie-Claire.

Pour la fin de leur séjour à Cuba, les Trifluviennes ont donc eu plusieurs ennuis à leur hôtel qui tombait pratiquement en ruine. Elles ont notamment été privées d'eau dans leur chambre pendant trois jours en plus d'avoir droit à un paysage dévasté. Une portion de chemin menant à la route principale pour aller à l'aéroport a aussi été partiellement détruite.

«Quand on est sorties, c'était incroyable. L'endroit était complètement sinistré. On avait de l'eau jusqu'aux genoux en se promenant dans la rue, il y avait de très gros arbres déracinés, plein de fenêtres de chambres étaient cassées. Les gens de l'hôtel nous ont dit qu'ils allaient devoir fermer l'hôtel pour le réparer. Ils ne s'attendaient pas à ce que l'ouragan soit aussi fort», dit-elle.

Néanmoins, la Trifluvienne estime que le personnel du Club Amigo a fait de son mieux pour tenter de subvenir aux besoins des vacanciers en pleine situation de crise. «Ils étaient très travaillants. Par exemple, deux heures après la tempête, on était assises et on déjeunait. Aussi, ils ont travaillé très fort pour réparer la route qui mène à l'aéroport pour qu'on puisse partir à temps.»

«On était très, très contentes de revenir!», conclut-elle.

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