Hausse des signalements à la DPJ

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Le bilan de 2011-2012 fait état de 6926 signalements dans la région. Ce total représente une hausse de 1,72 % comparativement aux 6809 signalements répertoriés en 2010-2011.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Malgré les interventions effectuées et la palette de services offerts avec différents partenaires, la Direction de la protection de la jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec doit continuer à traiter de plus en plus de cas de signalements depuis les dernières années.

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Sylvie Lacoursière, directrice par intérim de la Direction de la protection de la jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Photo: Stéphane Lessard

Le bilan de 2011-2012 fait état de 6926 signalements. Ce total représente une hausse de 1,72 % comparativement aux 6809 signalements répertoriés en 2010-2011. Au Québec, la majoration par rapport à l'an dernier est de 1,01 %.

Avec ce bilan, la Mauricie et le Centre-du-Québec demeurent la troisième région du Québec ayant le plus de cas de signalements. Ces 6926 signalements concernent entre 4000 et 5000 enfants différents. Ce total est le plus élevé des cinq dernières années: en 2007-2008, la DPJ avait traité

6521 signalements.

Dans le bilan de la dernière année, la négligence et le risque de négligence représentent plus de la moitié des signalements. De plus, 20 % des cas sont liés à des situations d'abus physiques.

Sylvie Lacoursière, directrice par intérim de la DPJ en Mauricie et au Centre-du-Québec, raconte que cette hausse s'explique entre autres par l'effritement du tissu social, les difficultés économiques et par le fait que les parents ont davantage recours aux services dispensés par les centres jeunesse.

«La population est de plus en plus sensibilisée à la maltraitance envers les enfants. Mais y a-t-il vraiment plus de signalements ou on a plus de gens qui dénoncent? Comment se fait-il qu'en 2012, on a encore des hausses? Ce n'est pas parce qu'on n'intervient pas rapidement!», admet Mme Lacoursière.

Enfant mal nourri, enfant vivant dans un milieu insalubre ou avec un parent toxicomane sont des exemples de cas de négligence. Pour ce qui est des abus physiques, la DPJ répertorie des cas de bébés secoués, d'enfants attachés, frappés.

Ces constats reflètent une réalité qui tend elle aussi à ne pas s'essouffler: certains cas impliquent des parents qui ont vécu des situations de maltraitance lorsqu'ils étaient enfants.

«On doit briser le cercle de la négligence et de l'abus physique, ajoute Mme Lacoursière. Pour nous, c'est inquiétant.»

Chaque cas est unique

Le plan d'intervention de la DJP rappelle que chaque cas rapporté est unique. On mise sur le potentiel de l'enfant et de celui de ses parents pour agir sur la situation. Avec la collaboration de différents partenaires, la DPJ est là pour offrir des outils aux parents afin de les aider à acquérir de nouvelles compétences.

«Le projet de vie d'un enfant est de se développer auprès de ses parents. On travaille à ce que le parent prenne sa responsabilité de parent. On peut prendre aussi des décisions. Les parents sont sollicités et associés à la décision même s'ils ne sont pas toujours d'accord», soutient la directrice par intérim.

Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Québec, la DPJ veut s'assurer qu'il sera sensible à la cause des enfants. En ce qui a trait au durcissement de la Loi fédéral sur le système pénal pour les adolescents, Sylvie Lacoursière insiste sur l'importance de continuer à miser sur la réhabilitation des jeunes comme moyen efficace de diminuer la criminalité.

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