C'est à un rythme de 3000 à 4000 personnes par jour que les gens se sont informés sur les familles souches du Québec, sans oublier les Filles du Roy si vaillamment défendues par Irène Belleau de la Société historique des Filles du Roy.
«Les gens veulent savoir si vraiment les Filles du Roy étaient des putains. Elles étaient, au contraire, des femmes dévouées qui, souvent, gardaient la maison familiale pendant l'hiver alors que leurs époux allaient trapper à Michilimakinac dans le nord de l'Ontario», expliquait-elle.
Découvrir ses origines
Coordonnateur du Salon, Michel Couture était satisfait du déroulement et de l'achalandage tout au long de la fin de semaine. Il dressait un bilan fort positif de ce Salon.
«Quand les gens découvrent qui sont leurs ancêtres et le premier de la lignée à avoir immigré au pays, ils démontrent beaucoup de fierté. Leur satisfaction est aussi très grande quand ils apprennent d'où venait cet ancêtre», racontait M. Couture.
«Le film Perche, je me souviens en a ému plusieurs», ajoutait-il.
Ce film de 52 minutes, réalisé par la Société française Kinopsis, CHRS Images/Média et Télévision France 3 Normandie, permet de comprendre et d'interpréter la réussite de l'implantation française dans la vallée du Saint-Laurent, ainsi que la popularité et le regain d'intérêt témoignés par les Québécois passionnés par leur histoire et leurs origines.
Former une association
Si certains visiteurs ont pu en apprendre sur leurs origines, d'autres restent orphelins d'association de familles souches.
«Pour former une association, il faut l'implication bénévole de plusieurs membres issus d'une même famille. Une seule personne ne peut créer une association. Une fois les mécanismes en place, ces bénévoles peuvent alors compléter des recherches et former leur propre association de familles souches», expliquait Yves Boisvert, directeur de la Fédération des familles souches du Québec.
Celui-ci expliquait qu'environ un million de Québécois ont émigré vers les États-Unis lors de la crise de 1929.
«Et leurs descendants ont souvent cherché à connaître leurs origines et sont toujours satisfaits de découvrir des parents au Québec. On peut imaginer facilement que si ce million de personnes n'avaient pas émigré au sud de la province à cette époque, la population du Québec atteindrait aujourd'hui environ 10 000 000 de personnes», soutenait Yves Boisvert.
Les responsables ont le sentiment que de plus en plus de Québécois veulent découvrir leurs origines.