Gentilly-2: un démantèlement, mais pas avant 39 ans?

La centrale Gentilly-2 était en arrêt d'opération depuis... (Photo: François Gervais)

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La centrale Gentilly-2 était en arrêt d'opération depuis plusieurs semaines à la suite d'un nouveau bris.

Photo: François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si la première ministre du Québec a annoncé la fermeture de Gentilly-2, cette semaine, la centrale nucléaire est actuellement en redémarrage, a confirmé hier au Nouvelliste la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Son permis d'exploitation ne se termine en effet qu'au 31 décembre 2012.

«Hydro-Québec ne nous a pas fait part de ses intentions quant au déclassement de la centrale Gentilly-2», signale Aurèle Gervais, conseiller en chef aux relations avec les médias à la CCSN.

«Le permis d'exploitation exige qu'Hydro-Québec soumette son plan d'arrêt au personnel de la CCSN», ajoute-t-il.

La centrale, rappelons-le, était en arrêt d'opération depuis plusieurs semaines à la suite d'un nouveau bris. Mais la voici qui redémarre son réacteur, comme prévu.

C'est la CCSN qui réglemente l'ensemble du cycle de vie des centrales nucléaires au pays, y compris leur déclassement, ajoute M. Gervais.

Il faut donc un permis décerné par la CCSN pour déclasser

une centrale, explique

M. Gervais.

La CCSN reste vague sur le temps qu'il faut pour déclasser une centrale nucléaire. Toutefois, dans un document rédigé en 2004 pour le compte d'Hydro-Québec Production sur l'évaluation des impacts économiques et sociaux générés par la fermeture, alors hypothétique, de Gentilly-2, le plan préliminaire d'Hydro-Québec se lisait comme suit.

La phase 1, appelée «préparation à la dormance», correspond à une période de planification des activités de déclassement. Cette phase dure un an.

La phase 2, d'une durée de 31 ans cette fois, est appelé «dormance» et correspond à un état statique pendant lequel les systèmes qui ne contribuent pas à la surveillance ou à la sécurité du site sont drainés, mis hors tension et sécurisés.

Finalement, la phase 3, d'une durée de sept ans, consiste à démanteler les installations et à éliminer du site les sources de radiation.

Nous serions alors en 2051.

Le Nouvelliste a demandé à la Commission canadienne de sûreté nucléaire si le fait de fermer Gentilly-2 pourrait être une occasion pour le Canada de

développer une expertise exportable en matière de déclasse-ment de centrales, comme le disent les groupes environnementaux.

Le Nouvelliste au aussi demandé à la CCSN quelles seront les conséquences de la fermeture de Gentilly-2 sur l'industrie nucléaire.

À ces deux questions, la CCSN répond: «Vous devriez communiquer avec les représentants du secteur nucléaire.»

Or, Énergie Atomique du Canada Ltée (SNC-Lavalin) n'a pas répondu à notre demande non plus. Quant à Hydro-Québec, elle a fait comprendre clairement, récemment, qu'elle ne répondait plus aux questions portant sur Gentilly-2.?

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