Noëlla Champagne ne sera pas retenue

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Denis Lessard (La Presse)
Le Nouvelliste

(Québec) Le nouveau gouvernement Marois surprendra davantage par ses structures que par les personnes choisies pour former le Conseil des ministres. Pas de grandes surprises, donc, dans la liste des députés qui ont défilé hier après-midi dans un hôtel situé tout près de l'Assemblée nationale. Mais la configuration des ministères sera bien différente de celle qui prévalait depuis 2003.

Selon les informations obtenues par La Presse, le gouvernement Marois ramènera la responsabilité du commerce extérieur, des négociations concernant le commerce avec l'étranger, sous l'égide des Relations internationales (MRI).

On veut se rapprocher d'un «ministère des Affaires extérieures et du Commerce international», comme prévu au programme du Parti québécois (PQ) une idée que pousse depuis longtemps Martine Tremblay, ex-sous-ministre au MRI et responsable du comité de transition formé par Mme Marois il y a plusieurs semaines.

En ce qui concerne les nominations, le premier Conseil des ministres de Pauline Marois ne devrait pas comporter trop de surprises, si on se fie à la liste des députés qui ont défilé hier après-midi au Château Laurier - Mme Marois et sa garde rapprochée y «confessaient» ceux qui seront assermentés cet après-midi comme membres du gouvernement.

C'est sans surprise que les Bertrand Saint-Arnaud, Véronique Hivon, Alexandre Cloutier, Agnès Maltais, Marie Malavoy, Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pascal Bérubé et Jean François Lisée ont fait partie du défilé d'hier après-midi. Leurs points de chute sont plus difficiles à prévoir. On parle notamment de Mme Hivon à la Justice et d'Alexandre Cloutier aux Affaires internationales. Seule élue péquiste à Québec, Agnès Maltais devait recevoir un ministère important.

Jean-François Lisée insistait depuis longtemps pour obtenir la responsabilité de la souveraineté, quitte à demeurer ministre délégué, sans portefeuille, parce que Mme Marois tenait à garder le contrôle sur ces décisions hautement stratégiques. L'idéateur du «nous» dans la réflexion péquiste pouvait aussi se rabattre vers un portefeuille de «citoyenneté».

Stéphane Bédard sera aussi à coup sûr membre du gouvernement certains le voyaient hier soir à la Sécurité publique pour faire face au tir croisé des policiers de l'opposition, Jacques Duchesneau, Robert Poétie et Guy Ouellet. Comme Mme Marois veut un changement de ton à l'Assemblée nationale et que la nomination d'un Robert Dutil du côté libéral laisse prévoir moins d'agressivité, M. Bédard serait probablement délesté de ses fonctions de leader parlementaire.

Deux députés sont carrément inamovibles: Nicolas Marceau ira aux Finances et le Dr Réjean Hébert à la Santé. Mme Marois fera aussi monter Nicole Léger, qui aura été pour elle un appui indéfectible, même dans des périodes très difficiles.

Incontournable en Abitibi, François Gendron accédera au Conseil des ministres. Même topo pour Stéphane Bergeron, qui sera admis dans le cénacle, même s'il a, dans le passé, été plutôt tiède avec sa chef.

Parmi les nouveaux visages, notons Elena Zakaib, qui vient du Fond de solidarité et qui aura un poste avec un profil économique au Conseil des ministres. Diane de Courcy, ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal, sera aussi admise autour de la table du Conseil probablement affectée au dossier de l'Éducation. Suzanne Proulx, élue dans la nouvelle circonscription de Sainte-Rose, à Laval, fera également partie du Conseil.

En revanche, Noëlla Champagne, en Mauricie, ne sera pas retenue, pas plus que Marie Bouillé, élue dans Iberville, qui avait pourtant l'appui de l'Union des producteurs agricoles pour atterrir à l'Agriculture.

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