Yves Lévesque tire à boulets rouges sur le conseiller André Noël

Le message des panneaux, «Projet reporté», fait référence... (PHOTO: SYLVAIN MAYER)

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Le message des panneaux, «Projet reporté», fait référence aux travaux abandonnés par la Ville à la suite d'une tenue de registre qui a eu lieu cet été.

PHOTO: SYLVAIN MAYER

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «André Noël est un jaloux qui n'a pas le courage de se présenter à la mairie.»

Yves Lévesque avait mis ses gants de boxe hier matin dans un nouveau round d'affrontement avec le Groupe des sept. Le maire de Trois-Rivières a profité de l'annonce d'un nouveau projet de développement domiciliaire pour revenir sur la performance de la ville fusionnée en matière d'aide aux promoteurs et d'octrois de permis de construction versus le portrait avant la fusion à Trois-Rivières. Il n'a pas raté l'occasion de tirer à boulets rouges sur le conseiller du district du Carmel.

«M. Noël passe son temps à chialer, nous fait la morale. Mais c'est drôle, quand il était sur le comité d'urbanisme de l'ancienne Ville de Trois-Rivières, les promoteurs fuyaient la ville, car c'était compliqué d'avoir des permis. Il se vantait de contrôler les poignées de porte! Nous, on est là pour aider le développement. Notre rôle est de fournir les outils aux promoteurs et on les laisse faire leur travail.»

Selon Yves Lévesque, les permis atteignaient une valeur annuelle de 80 millions de dollars pour les six anciennes administrations municipales, avant la fusion. Depuis 2002, Trois-Rivières délivre des permis de construction et de rénovation pour une moyenne annuelle dépassant les 250 millions de dollars.

C'est sans compter la performance pour les infrastructures sportives et le développement industriel ainsi que la hausse de la population.

«Me faire faire la leçon par quelqu'un qui performe, je peux vivre avec ça. Mais dans son cas... Il a toujours voulu être maire. Je lui ai déjà dit que s'il était aussi bon que ça, qu'il se présente et les gens décideront», lance Yves Lévesque.

Ce dernier ajoute même qu'il a offert au Groupe des sept de démissionner de leur siège et de retourner en élection avec un candidat à la mairie pour l'affronter directement. Cette offre remonte à l'époque où le groupe réclamait un référendum sur le projet de l'amphithéâtre.

«J'étais prêt à mettre ma tête sur la bûche. Chacun aurait présenté sa vision de la ville. Mais ils n'ont pas eu le courage. Le tort causé par leur discours n'a pas de prix. Ça n'aurait pas été pire que tenir un référendum sur l'amphithéâtre comme ils le demandaient.»

«C'est à la hauteur du personnage»

André Noël semble peu impressionné par la sortie intempestive d'Yves Lévesque.

«C'est à la hauteur du personnage. S'il doit reculer 20 ans en arrière, je ne dois pas être si pire! Mais si on veut comparer, il faudrait aussi regarder ce qui se passait au Québec et à Trois-Rivières au niveau économique.»

Selon le conseiller, le maire réagit plutôt à ses propos tenus lundi, lors de la dernière séance du conseil trifluvien.

André Noël a alors dénoncé l'installation d'affiches sur les terrains de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Le message des panneaux, «Projet reporté», fait référence aux travaux abandonnés par la Ville à la suite d'une tenue de registre qui a eu lieu cet été.

«J'ai fait une intervention assez sentie. Les panneaux, c'est une opération qui nargue les citoyens. Les pancartes dénoncent une tenue de registre. C'est une attaque du processus démocratique. J'ai trop de respect pour les citoyens qui ont signé le registre et pour le processus démocratique pour m'associer à cette histoire de panneaux.»

M. Noël estime que le moment d'échanges entre élus est lors des séances du conseil. Et contrairement aux commentaires d'Yves Lévesque, qui ont été émis en son absence, il rappelle que sa déclaration a été faite au conseil, donc devant le maire.

«Quand j'ai des messages à passer, je le fais là. Ma déclaration était respectueuse et claire. Et c'est vrai qu'il a offert d'aller en élection (lors du débat sur l'amphithéâtre). Mais sa gang d'amis ne démissionnaient pas. Ce n'est pas ça que le processus prévoit. Ce qui est prévu, c'est un référendum. Il est prêt à dépenser 50 millions pour un projet, sans consulter la population. Mais il ne veut pas dépenser 500 000 $ ou 700 000 $ pour tenir un référendum afin de tirer l'histoire au clair. Les règles démocratiques sont prévues, les élections sont aux quatre ans et je l'invite à consulter les règles démocratiques.»

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