Église Saint-Philippe: la démolition pourrait être confiée à une autre firme

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Les travaux de démolition de l'église Saint-Philippe ne sont toujours pas amorcés.

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Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Autre rebondissement dans la saga de la démolition de l'église Saint-Philippe. Après plusieurs reports du début des travaux, voilà qu'il se pourrait bien que ces derniers soient effectués par une autre entreprise qu'Excavations Ovila Despins.

C'est ce que le président de l'entreprise shawiniganaise, Denis Despins, a confié lors d'une conversation téléphonique avec Le Nouvelliste en fin de journée hier. Ce dernier soutient que des problèmes de santé qui l'affligent depuis déjà plusieurs mois l'empêchent de pouvoir s'occuper adéquatement de ce projet.

Il ajoute qu'il n'a pas encore arrêté son choix sur l'entreprise qui prendra le relais. Il assure néanmoins que les entreprises de démolition en lice possèdent une grande expertise dans le domaine et il indique qu'il restera impliqué dans la démolition du vétuste lieu de culte.

L'arrivée dans le décor d'une nouvelle entreprise entraînera nécessairement des changements dans les plans des travaux, qui seront mieux adaptés, plus adéquats et plus économiques selon M. Despins. La nouvelle entreprise devra donc retourner devant la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) afin de présenter les changements. L'organisme gouvernemental devra alors à nouveau donner le feu vert avant que la Ville puisse émettre officiellement le permis de démolition.

Toujours selon M. Despins, les changements sont mineurs et leur approbation par la CSST ne devrait pas traîner. Il poursuit en disant qu'il y a déjà eu des communications à ce propos avec la CSST.

Par contre, la porte-parole régionale de la CSST, Amélia Larin, indique qu'il n'existe aucune trace de ces communications dans les dossiers de l'organisme. La dernière inscription concerne un avis d'ouverture de chantier datant du mois de mai dernier. Rappelons qu'Excavations Ovila Despins avait dû attendre huit mois avant d'obtenir le feu vert de la CSST la première fois.

Ce nouveau chapitre aura fort probablement pour effet de retarder encore une fois la démolition. M. Despins ne veut d'ailleurs pas se mouiller et donner de date cette fois. Il laisse cependant sous-entendre qu'il espère que le gros du travail, notamment la démolition des clochers, soit complété d'ici à l'arrivée de l'hiver.

Le président d'Excavations Ovila Despins ainsi que des représentants d'entreprises qui pourraient obtenir le contrat ont d'ailleurs présenté ces changements lors d'une rencontre avec les représentants du service des permis de la Ville de Trois-Rivières, hier après-midi. Cette rencontre a donné l'occasion aux entrepreneurs d'expliquer de quelle manière ils comptent s'y prendre pour démolir ce bâtiment et de présenter leur échéancier des travaux.

«On doit s'assurer que les recommandations faites par la CSST avant l'émission du permis soient toujours respectées. Le permis est sur le coin du bureau depuis six mois, mais s'il y a des changements, il faut le savoir. La rencontre avait pour but de clarifier tout ça», a mentionné le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant, avant d'ajouter que les nombreux retards dans ce dossier ont eu pour effet de rendre quelque peu sceptiques les acteurs municipaux vis à vis M. Despins.

Avant la rencontre d'hier, la Ville a entrepris des démarches judiciaires afin de voir si des recours légaux pouvaient être intentés pour faire avancer les choses. «On espère que ça va se régler, mais on a toujours un procureur au dossier», a mentionné Yvan Toutant.

Le conseiller municipal du district Laviolette, Guy Daigle, est quant à lui exaspéré de voir que ce dossier traîne encore et que les travaux ne sont pas encore commencés. Il assure qu'il sera très proactif au cours des prochains jours afin que les travaux se mettent en branle rapidement.

«J'en ai plein mon truck. Je suis tanné de me faire promener de gauche à droite dans ce dossier-là. Il y a deux solutions présentement dans ce dossier-là. Soit qu'il vienne chercher son permis de démolition et qu'il procède ou bien on va devant la justice. Je n'ai plus de patience», a lancé le conseiller.

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