Et qui dit emploi, dit régime de retraite. C'est ainsi que dans la cour arrière de ses locaux (au 278 de la rue Saint-Laurent, voisins d'Aleris), Mme Champagne n'a pas caché avoir encore sur le coeur la perte de centaines d'emplois qu'a entraînée la fermeture d'Aleris.
«Regardez cette tristesse à côté de chez nous, où on est en train de démanteler une usine qui a fait travailler des centaines de familles, pour ne pas dire près de 1000 familles à l'époque. C'est mort, là, avec des gens qui ont perdu 30 % de leur fonds de retraite. Le Parti québécois, dans sa plate-forme, propose un projet de loi pour protéger les régimes de retraite. Et ça, c'est mon premier engagement», a-t-elle soulevé, en mentionnant que ses locaux électoraux sont les mêmes que ceux qu'occupait le comité de relance des employés d'Aleris.
L'éducation est aussi un thème cher à l'ex-enseignante devenue politicienne. Particulièrement le décrochage scolaire.
«On a en main des moyens de contrer le décrochage scolaire. La Commission de l'éducation a été faite, mais on n'en parle pas. Elle est tombée bien tranquille, sur une belle petite tablette. Il y a des gens intelligents, de grande qualité, qui sont venus nous rencontrer pour nous dire que les moyens sont bien simples: il faut que vous vous occupiez du nombre d'élèves dans les classes, de bien les orienter, et de la formation professionnelle.»
À son expérience politique, elle ajoute sa capacité à défendre les dossiers, son intégrité, son goût du débat tout en plaidant le respect des gens, le respect du débat et de ses adversaires politiques.
«Je vais avoir ça: c'est ma marque de commerce, et je vais continuer dans le même sens», a-t-elle tenu à dire, avant d'ajouter: «Je suis à l'écoute des gens depuis de nombreuses années et je leur propose de continuer à faire ce que je fais de mieux: communiquer avec eux et être la voix qui les défend.»
Finalement, Mme Champagne a profité de l'occasion pour mettre en garde l'électeur contre les vagues, le jour du scrutin, qui s'approprient un taux important de votes, en donnant en exemple l'opposition officielle qui a été confiée à l'ADQ par l'électorat en 2007.
«Ces mouvements de fous, où on décide de tout jeter pour s'en aller vers l'inconnu, il y a des risques à cela. Je ne dirai pas aux gens comment voter, mais je vais leur demander d'appliquer leur jugement au bon moment et se demander si le mouvement qu'ils font n'est pas un mouvement dangereux qui pourrait laisser passer le retour du gouvernement libéral pour quatre autres années.»
«Ma campagne électorale n'est pas basée sur le débat des chefs mais sur ce qu'on est capable de faire. Et quand je dis aux citoyens de réfléchir avant de choisir et de se demander par qui ils veulent être défendus à Québec, c'est ma tête que je mets sur la table».