«Depuis les dernières semaines, Londres est à son meilleur avec plein d'action et beaucoup de monde», lance Marc-André Richard qui réside dans la capitale britannique depuis trois ans et demi, après avoir habité l'Australie pendant huit ans. C'est le travail qui l'a amené dans la plus grande ville du Royaume-Uni. Le travailleur en publicité chez Microsoft a ainsi pu vivre d'abord toute l'exaltation entourant le jubilé de la reine au début du mois de juin et le mariage du fameux couple Kate Middleton et le prince William l'été dernier. Le voilà maintenant qu'il se retrouve au coeur des festivités olympiques de 2012.
Au moment où Le Nouvelliste l'a contacté, il s'apprêtait à visionner à la télé la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques avec une quinzaine d'amis. En raison des coûts exorbitants et du peu de billets disponibles au stade olympique londonien, Marc-André a opté pour le confort de son salon pour regarder le grand spectacle au lieu d'y être présent sur place. «Nous sommes déçus parce qu'au début à Londres il était dit que ça serait les olympiques pour ceux qui ne peuvent pas vraiment se le permettre». Un billet pour assister à la cérémonie d'ouverture s'élevait à environ 1000 livres sterling (1500 $CAN)
Toutefois, les prix étant plus raisonnables, entre 50 et 100 livres sterling (80-160 $CAN), il a réussi à obtenir six billets pour le volleyball, volleyball de plage et le basketball. «C'est quand même abordable surtout pour un événement olympique lorsque c'est ta première fois. Il fallait bien que j'en profite», commente-t-il. Le Mauricien d'origine promet d'essayer de dénicher des billets pour d'autres compétitions et pour la cérémonie de fermeture, en autant que ceux-ci soient accessibles pour le grand public. Il mentionne que pour les cérémonies de remise des médailles et certaines disciplines en athlétisme plutôt populaires, les prix des billets montent en flèche.
L'armée en fête
Avec l'arrivée des médias durant la dernière semaine, la fébrilité des Jeux olympiques se fait davantage sentir, constate Marc-André. «C'est la fête presque 24 heures sur 24», affirme-t-il. Il y a ainsi beaucoup de monde, mais aussi une présence policière accrue appuyée par l'armée. Cette sécurité omniprésente dans la ville ne semble guère déplaire à la population et aux visiteurs, observe le londonien d'adoption. Il y a plutôt une compréhension de leur part.
Les membres de l'armée qui parcourent les rues de la ville n'installent guère non plus un climat de peur à Londres. «Ils ont réussi à garder l'ambiance très festive. Ce n'est pas l'armée avec une mitraillette sur les épaules. Je dirais que c'est probablement leur accoutrement le plus sympathique. Tout le monde est souriant et porte les couleurs olympiques», rapporte l'employé qui travaille tout près du palais de Buckingham. Les soldats acceptent même d'être photographiés avec les touristes.
Du côté de la circulation, les effets négatifs de la venue de milliers de visiteurs et d'athlètes ont été atténués. Les autorités municipales ont mis à la disposition des automobilistes et des utilisateurs du transport en commun des solutions pour diminuer la congestion. Les entreprises offrent aussi des horaires plus flexibles et la possibilité de travailler à la maison. Marc-André Richard fera d'ailleurs partie de ceux qui profiteront du confort de son chez-soi pour bosser.
Pour ce Shawiniganais d'orginine, l'organisation en général est bien ficelée. Il ne reste qu'à souhaiter que le soleil soit au rendez-vous, indique-t-il.
Avant de raccrocher le téléphone et de regarder les premières images du spectacle d'ouverture, il n'a pu s'empêcher de saluer les citoyens de sa ville natale et d'avoir une pensée pour les Jeux du Québec dont son frère Patrick est membre du comité organisateur.