Eaux usées: Ottawa et Québec contribueront pour 2,9 millions $

Roland Paillé
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les gouvernements fédéral et provincial, par l'entremise du Fonds chantiers Canada-Québec, volet Grandes villes, ont confirmé hier leur participation combinée, à raison de 1 475 860 $ chacun, de l'ordre de 2 951 720 $ pour le projet qui verra à acheminer les eaux du bassin d'épuration de Pointe-du-Lac vers la station de pompage Matton (du secteur de Trois-Rivières-Ouest), pour être ultimement traitées aux étangs de Sainte-Marthe.

L'entente tripartite est complétée par la Ville à raison de 1 475 858 $. Le coût total des travaux est de 7,9 millions $. Le futur poste de pompage sera construit sur la rue Notre-Dame ouest, à l'angle de la rue de l'Île, qui mène à l'île Saint-Eugène.

En conférence de presse hier avant-midi, le conseiller spécial aux infrastructures de la Ville de Trois-Rivières, Fernand Gendron, a noté que le réseau des eaux usées de Pointe-du-Lac était adéquat. «Sauf qu'on manquait de capacité pour le traitement», a-t-il précisé.

La première étape de ce projet portera sur les plans et devis. L'an prochain, suivra le chantier à partir du bassin de la rue de l'Émissaire, empruntant le Chemin de la Pointe-du-Lac, et de là, l'axe de la rue Notre-Dame ouest jusqu'à la station de la rue Matton, qui est raccordée au réseau menant à Sainte-Marthe.

Selon M. Gendron, les travaux devraient s'échelonner sur un an et demi. Une fois en fonction, le nouveau poste de pompage desservira entre 9000 et 10 000 citoyens au maximum. Quant à la station d'épuration de Pointe-du-Lac, elle sera abandonnée.

5 millions $ de la Ville

En vertu de l'entente intervenue avec les deux autres paliers de gouvernement, la Ville injecte 1 475 860 $. Durant les discussions qui ont mené à l'annonce d'hier, Ottawa et Québec ont établi que 36 % du coût total étaient admissibles selon les critères du programme.

D'où le montant de 2,9 millions $ divisé en trois parts quasi égales. Mais comme le projet est estimé à 7,9 millions $, c'est 5 millions $ que la Ville doit absorber pour le moment. Cette enveloppe pourrait toutefois être revue à la baisse si Trois-Rivières tirait profit d'un autre programme d'aide gouvernemental.

Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées

D'autre part, le ministre de l'Environnement du Canada, Peter Kent, et le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel, ont annoncé mercredi que le gouvernement du Canada a établi une mesure de protection de la qualité de l'eau au pays en mettant en oeuvre le Règlement sur les effluents des systèmes d'assainissement des eaux usées.

Ce règlement est l'oeuvre du fédéral, qui a travaillé en collaboration avec les provinces et les territoires et qui a également fait appel aux municipalités. Il ressort entre autres qu'environ 75 % des systèmes d'assainissement des eaux usées existants sont déjà conformes aux normes minimales sur le traitement secondaire des eaux usées fixées dans le Règlement.

Les collectivités et les municipalités dont les systèmes sont conformes aux normes n'ont pas à les mettre à niveau. Cependant, les 25 % restantes doivent apporter des améliorations à leurs systèmes pour que ceux-ci satisfassent, au minimum, aux normes sur le traitement secondaire des eaux usées.

Aux municipalités dont les systèmes d'assainissement des eaux usées ne sont pas conformes à ces nouvelles normes, un délai sera accordé et une aide financière sera offerte pour qu'elles puissent effectuer leurs travaux d'amélioration.

Les systèmes d'assainissement des eaux usées les plus à risque devront respecter ces nouvelles normes d'ici 2020; les systèmes dont les risques sont moyens, d'ici 2030; les systèmes à faibles risques, d'ici 2040. Les propriétaires et les exploitants de ces systèmes devront également en assurer un contrôle constant et présenter des rapports sur leurs rejets d'effluents, dit un communiqué émis par Environnement Canada.

Évidemment, M. Gendron était au courant de cette nouvelle, qui était rendue publique le même jour. «Ça va toucher tout le Québec. Nous (la Ville de Trois-Rivières), on est en amont de cette norme-là». Il ajoute qu'avec les travaux qui auront lieu dans le secteur Pointe-du-Lac, celui-ci s'inscrira dans les 75 %. «Ce qu'on ne sait pas pour l'ensemble du territoire, ce sont les normes qui seront énoncées par le gouvernement fédéral», stipule M. Gendron.

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