Le petit Célestin revient de loin

Pratiquement à chaque dimanche, Antoine rend visite à...

Agrandir

Pratiquement à chaque dimanche, Antoine rend visite à son frère à l'hôpital Sainte-Justine.

Vincent Gauthier
Le Nouvelliste

(Sainte-Sophie-de-Lévrard) Même s'il est encore bien loin de pouvoir retrouver le confort dans la résidence familiale du Chemin de l'église, à Lemieux, le jeune Célestin Simard prend du mieux à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le week-end dernier, il a même prononcé ses premiers mots depuis le terrible accident qui l'a brûlé au troisième degré sur 90 % de son corps le 11 mars dernier.

«Il se porte de mieux en mieux et son moral aussi va bien. C'est encourageant», se réjouit sa mère, Céleste Simard, qui se rend de cinq à six fois par semaine à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal pour lui rendre visite.

«Mais il y a des jours où c'est plus difficile. Ce sont des hauts et des bas. Célestin a toujours très hâte de voir son frère (qui va le visiter le dimanche)», ajoute la dame qui est conseillère municipale en plus de faire l'élevage de chiens.

Le printemps dernier, Célestin a été grièvement blessé alors qu'il a tenté d'allumer le poêle à bois avec un produit accélérant. Sortie de son sommeil, sa mère l'a retrouvé, en flammes, dans la cuisine, avant d'appeler les services d'urgence.

D'abord plongé dans un coma artificiel pendant plusieurs semaines, le jeune de 10 ans a déjà franchi quelques étapes fort encourageantes de sa réhabilitation. Après quatre mois de silence complet, il a recommencé à parler, au grand soulagement de sa mère.

«Ça n'a pas été facile. Au début, quand il essayait de nous parler, il fallait lire sur ses lèvres. Mais comme il parlait rapidement, on ne comprenait pas et il perdait patience», raconte-t-elle.

Aussi, la réhabilitation va bon train alors qu'il peut désormais bouger ses jambes et ses bras dans son lit. Comme il était sous l'effet de puissants médicaments, il a également eu besoin de quelque temps avant de retrouver ses esprits.

D'ailleurs, depuis deux semaines, il profite d'une certaine «autonomie» puisqu'il est en mesure d'appuyer lui-même sur sa sonnette d'alarme. Auparavant, il devait y avoir un employé de l'hôpital dans sa chambre en tout temps pour veiller sur lui.

«Depuis quelques semaines, il réalise qu'on est là. La réadaptation aussi est commencée depuis un bon moment. Il bouge un peu, mais il est toujours couché dans le lit d'hôpital puisque (la greffe) n'est pas faite dans son dos», explique Mme Simard.

Malgré tous les progrès réalisés depuis son admission aux soins intensifs - où il se trouve toujours d'ailleurs - ce n'est pas demain la veille que Célestin pourra rentrer chez lui. Hier, il a subi une nouvelle chirurgie afin de procéder à une greffe de peau à sa jambe droite.

«Il est là pour un bon bout de temps, peut-être jusqu'à l'an prochain. C'est une histoire de longue haleine. Il faut y aller doucement, notamment pour le mettre au courant de tout ce qui s'est produit. Il ne sait pas complètement ce qui s'est passé et il ne faut pas lui briser le moral», indique sa mère.

Mobilisation de la communauté

Pendant ce temps, la population continue de se mobiliser pour offrir un coup de pouce financier à Mme Simard. Le Festival des 5 sens de Sainte-Sophie-de-Lévrard, qui se déroulera du 2 au 5 août, a entre autres décidé de lui verser 10 % des recettes de la vente de billets.

D'ailleurs, la coopérative Les sens de l'art, qui s'est associée au service d'incendie de la MRC de Bécancour pour l'événement, a choisi de prolonger la période de prévente jusqu'au 28 juillet.

«Ça fait du bien de recevoir de l'aide. C'est un coup de pouce qui est le bienvenu, c'est certain!», s'exclame Mme Simard.

Précédemment, des levées de fonds ont aussi eu lieu à Lemieux, Saint-Pierre-les-Becquets et même au Nouveau-Brunswick, où une partie de la famille de Célestin demeure.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer