»La situation est critique», selon les industriels

L'exploitation forestière est au coeur du conflit atikamekw.... (Photo: Gabriel Delisle)

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L'exploitation forestière est au coeur du conflit atikamekw.

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(La Tuque) Les entreprises forestières en ont assez du blocus atikamekw qui paralyse depuis deux semaines maintenant les opérations forestières en haute Mauricie. Ce matin, ils sont plus de 300 travailleurs à rester chez eux. Pendant ce temps, les autochtones et Québec poursuivent leurs discussions autour de la création d'une table de négociation.

Malgré la suspension partielle du blocus ce week-end, quelques barricades bloquaient toujours la route forestière 25. Les Atikamekws de Wemotaci ne veulent pas suspendre le blocus depuis qu'un camion a heurté un campement la semaine dernière. Cela a obligé les entreprises forestières à rebrousser chemin.

«La situation est critique», lance sans hésiter le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, Claude Dupuis, qui parle au nom des entreprises de la région. Des représentants des directions de ces entreprises se sont rencontrés à plusieurs reprises ce week-end afin de faire le point sur le blocus. Tous dénoncent la lenteur des négociations entre Québec et les Atikamekws. Le temps presse en pleine saison de récolte de la ressource première.

«Nous commençons la troisième semaine du blocus. Il faut que le gouvernement et les autochtones se parlent. Ça commence à urger. Nous allons encore perdre une semaine de travail. C'est inacceptable», ajoute Claude Dupuis. «Il faut que le blocus lève.»

Plus de 300 travailleurs ne peuvent exercer leur métier ces jours-ci en haute Mauricie en raison du blocus. De plus, si la situation ne se règle pas cette semaine, les usines de deuxième et de troisième transformation pourraient être obligées d'interrompre leur production. «Nous n'avons pas pour l'instant de mises à pied à la scierie de Rivière-aux-Rats. Mais si le transport du bois ne reprend pas bientôt, nous ne garantissons pas que nous allons rester ouverts», avoue le directeur général de la coopérative qui est copropriétaire avec Produits forestiers Resolu de cette scierie. «Nous ne sommes pas les seuls. Les industriels commencent sérieusement à avoir des problèmes.»

Par ailleurs, les entreprises forestières pourraient avoir de grandes difficultés à reprendre le temps perdu. «Ce que nous ne faisons pas là, nous devrons le récupérer dans l'année. Mais plusieurs voient arriver des problèmes plus tard cette année.»

Pendant ce temps, Québec et les chefs atikamekws continuent aujourd'hui leurs discussions en vue d'établir une table de négociation. Le blocus demeure partiellement suspendu.

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