Un projet-pilote d'implantation du programme de formation créé par la Société de sauvetage a d'ailleurs été mis sur pied dans les classes de troisième année de deux écoles de la région, situées à Louiseville et Yamachiche, au cours de l'année scolaire 2010-2011.
Les intervenants impliqués ont été à même de constater de l'efficacité de cette formation et suggèrent qu'elle soit donnée à plus grande échelle. C'est notamment le cas de la coordonnatrice du secteur aquatique du Centre de l'activité physique et sportive de l'UQTR, Isabelle Généreux.
«Nous serions vraiment intéressés à s'impliquer à nouveau dans ce projet-là. Nous aurions beaucoup de possibilités pour accueillir les enfants de troisième année. Nous avons une équipe de moniteurs de natation qui serait suffisante. C'est sûr que ça demanderait de l'organisation et de la planification. Mais comme on l'a vécu en projet-pilote, on sait ce que ça implique et on serait capable de répondre à la demande. Il faut de plus dire qu'il n'y a pas que nous qui pourrait accueillir les jeunes», mentionne-t-elle.
Le projet-pilote auquel ont participé les élèves des écoles de Yamachiche et Louiseville avait été mis sur pied afin de voir comment ça allait se dérouler avec des enfants qui doivent parcourir entre 30 et 45 minutes afin de se rendre à la piscine la plus près de leur école.
Trois séances d'une heure
Au cours des trois séances d'une heure chacune qui se sont échelonnées sur une période de six semaines, ils ont notamment été amenés à faire une entrée dans l'eau par culbute en zone profonde afin de recréer la même désorientation que lorsque l'on tombe accidentellement dans l'eau, à se maintenir à la surface pendant une minute et à nager deux longueurs de piscine de 25 mètres.
Des aspects plus adaptés à la réalité régionale, notamment la sécurité sur la glace, ont également été abordés lors d'ateliers sur la sécurité, qui étaient dirigés par les enseignants des deux écoles.
Fait à noter, cette formation ne constitue pas un cours de natation, mais bien un moyen afin de voir si les enfants savent comment réagir lorsqu'ils tombent dans l'eau de façon accidentelle.
«Selon les résultats des projets-pilotes de la Mauricie et ceux de Québec, qui se sont déroulés précédemment, 36 % des élèves réussissaient la norme de la formation sans gilet de sauvetage, 43 % la réussissaient avec un gilet de sauvetage tandis que 21 % ont tenté de la réussir même avec le gilet. Pour les deux derniers groupes, qui totalisaient 64 %, on disait aux parents que leur enfant n'avait pas le minimum requis pour assurer sa survie aquatique. Ça démontre l'importance de leur faire suivre des cours de natation ou de leur acheter un gilet de sauvetage», explique le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.