Cette entente est l'aboutissement de discussions entamées en 2008 par ce qu'on a appelé le comité des partenaires pour développer le nautisme sur la rivière Saint-Maurice maintenant libérée du bois de flottage. Le projet est présenté comme «structurant et prometteur» et devrait permettre d'augmenter l'achalandage touristique tout en favorisant le développement de nouvelles entreprises et la consolidation de celles qui existent déjà.
Les partis ont émis un communiqué hier, précisant que l'entente de 5 ans totalise plus de 1 828 000 $ en investissements et en soutien aux opérations annuelles pour les saisons estivales de 2013 à 2017. On ajoute que des travaux et des tests seront complétés au cours de l'été 2012 et qu'ils devraient confirmer les résultats obtenus antérieurement. On attend une carte bathymétrique, le tracé du chenal et la localisation des bouées à la fin du printemps 2013. À cela s'ajouteront l'information et la réglementation relative à la circulation des plaisanciers.
Rappelons qu'une étude technique ainsi que l'étude de retombées économiques ont été réalisées depuis, successivement en 2009 et en 2010 et que les résultats ont été concluants. Le communiqué précise qu'un chenal de navigation sécuritaire existe bel et bien entre Grand-Mère et La Tuque, lorsque le débit de la rivière est suffisant. Quant à l'étude d'impact de Génivar, elle indique que les retombées économiques de la navigation seraient majeures pour la Mauricie.
Très précis, le communiqué fait état d'une étude réalisée par le Groupe Synergis sur une période de 11 ans, qui indique que la rivière Saint-Maurice a un débit de 445 mètres cubes par seconde en période estivale, la majorité du temps, soit 7 années sur 11, ce qui assurerait une profondeur minimum de 1,50 m. Cela permettrait aux embarcations ayant un tirant d'eau de 1 mètre de naviguer sur la rivière. Les 4 autres années, le débit de la rivière serait en deçà de 445 mètres cubes/sec, pendant quelques semaines.
On ajoute par ailleurs qu'il existe 12 endroits problématiques sur le cours d'eau, si le débit tombe en bas du niveau idéal. Le Groupe Synergis a reçu le mandat en octobre 2011 de travailler à établir un chenal navigable sur ces 12 endroits problématiques. «Les résultats sont connus et nous savons que la rivière est navigable de façon sécuritaire avec un débit moindre que 445 mètres cubes par seconde pour des pontons, de Shawinigan à La Tuque, donc pour des embarcations ayant un tirant d'eau de moins de 24 pouces», lit-on dans le communiqué.
Fait étonnant, on précise que l'Aide à la navigation de la Garde côtière a confirmé qu'il n'y avait pas de certification à obtenir et que le plan de balisage n'avait pas à être homologué, le projet étant considéré comme de la navigation privée. Toutefois, lors de la réalisation du plan de balisage, les données ont été transmises à la Division des aides à la navigation pour la validation du plan. Des rencontres avec les différents experts de la Garde côtière ont eu lieu à trois reprises. Le plan de balisage étant complété, les coûts relatifs à l'achat des équipements de balisage a été réalisé. On compte procéder aux achats rapidement afin de respecter le budget.
Côté sécurité, les municipalités ainsi que la MRC de Mékinac seront responsables de leur section de la rivière. Des ententes de collaboration pourront être établies. Des discussions se poursuivent à ce sujet.