À la première minute de l'événement, une proposition d'acheter la totalité des équipements a été déposée par Encan Mauricie, mais aucun des participants ne s'est montré intéressé. Pas moins de 600 lots ont donc été mis aux enchères séparément entre 10 h et 18 h. Une station de ski québécoise a réussi à mettre la main sur le télésiège pour une somme de 450 000 $. Cette pièce d'équipement a été remise à neuf et vaut aujourd'hui près de 1,2 million $. Le tapis situé au pied du télésiège a aussi trouvé preneur auprès d'une autre station de ski pour 50 000 $.
De bonnes affaires
Ils sont entre 400 et 500 personnes, dont plusieurs provenant de l'extérieur de la région, à avoir senti la possibilité de conclure des achats à faible coût. Le nouveau propriétaire du Mont-Restigouche de Pointe-à-la-Croix en Gaspésie, Réal Brochu, a acquis trois canons à neige assez récents pour 5500 $. Une aubaine pour ce Sherbrookois. «Ski Mont Saint-Bruno en vendait trois pour 60 000 $. C'est bien mieux de les acheter ici.»
Ce fut aussi une belle occasion d'affaires pour Vallée du Parc. Son directeur général, Alain Beauparlant, a acheté une des trois remontées mécaniques pour 4000 $ et les 425 chambres à air pour seulement 65 $. Il s'est dit «très satisfait» de ses achats qui répondaient à des besoins spécifiques.
Un sous-contractant d'un centre de ski de fond dans la région de Charlevoix, Renaud Ferland, a mis la main sur un chasse-neige Bombardier au coût de 4600 $. «J'en ai acheté un l'an dernier presque identique à un prix plus élevé. Je ne regrette pas du tout d'avoir décidé de venir ici à la dernière minute.» Un promoteur de Montréal a fait l'acquisition de deux remontes-pentes à seulement 1700 $.
Une restauratrice de Val-d'Or, Nancy Béliveau, affichait un moins grand optimiste à repartir avec de l'équipement. «Je ne pense pas faire de bonnes affaires parce qu'il y a beaucoup de monde. Je prends une chance, mais les prix risquent de monter rapidement.»
Satisfait du déroulement de la journée, le président d'Encan Mauricie, Marco Jacques, ne connaît pas la suite pour les immeubles et la vente de la montagne parce que ces aspects concernent les actuels propriétaires. M. Jacques ne pouvait aussi divulguer le chiffre total des transactions effectuées au cours de l'encan, car ce montant reste confidentiel.
Rappelons que le centre de ski a fermé ses portes sans avertissement après 50 ans d'opération en janvier dernier abandonnant ainsi 533 membres. La station Vallée du Parc a offert quelques jours plus tard d'accueillir les skieurs orphelins à la suite d'une entente survenue entre les deux entreprises.