«Il est prématuré de parler de lever le blocus»

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Geoffroy Kelley

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(La Tuque) Les trois chefs atikamekws des communautés de Wemotaci, d'Opitciwan et de Manawan ont discuté hier avec le ministre responsable du Secrétariat aux Affaires autochtones du Québec, Geoffroy Kelley. Il s'agit d'une première rencontre avec le ministre québécois depuis l'imposition d'un blocus par cette nation autochtone sur les exploitations forestières en Haute-Mauricie.

Les chefs atikamekws veulent signer avec les gouvernements fédéral et provincial une entente similaire à la Paix des Braves qui permet aux Cris d'obtenir des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sans quoi le blocus continuera.

Rien ne laisse croire que le blocus sera levé au cours des prochains jours. «Il est prématuré de parler de lever le blocus», affirme en entrevue après la rencontre avec le ministre Kelley, le chef du conseil de bande de Wemotaci, David Boivin.

Les chefs atikamekws demandent pour lever le blocus des garanties de la part des gouvernements ainsi qu'une réelle ouverture de leurs parts. Ils veulent signer une entente similaire à la Paix des Braves afin de recevoir des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire ancestral, territoire qui fait l'objet de négociation depuis 33 ans. «Nous voulons des garanties écrites de la part des deux gouvernements et nous voulons sentir qu'ils sont prêts à négocier de bonne foi», ajoute le chef Boivin.

«Nous attendons toujours la réaction du gouvernement fédéral. Mais là, les deux paliers de gouvernement se lancent la balle», assurait hier en mi-journée le chef de Wemotaci.

«Nous attendons toujours leur mandat de négocier. Si le fédéral veut négocier, nous allons nous aussi retourner à la table. Mais, nous voulons avoir les élus devant nous.»

Les trois conseils de bandes se rencontreront la semaine prochaine afin de discuter de la suite des événements. Les chefs n'excluent pas une intensification des moyens de pression. «C'est une possibilité que nous devons étudier», précise David Boivin.

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