Les parties ont toutes reconnu, hier, qu'il faut éviter d'étirer les délais puisque la santé de la principale intéressée se détériore de plus en plus.
Le juge Gratien Duchesne doit déterminer quels seront les organismes qui seront admis comme intervenants dans cette cause que Mme Leblanc souhaite propulser devant la Cour suprême du Canada.
Les procureurs de Mme Leblanc s'opposent à la participation de l'Alliance des chrétiens en droit, dans le débat, ainsi qu'à la participation de l'Américaine Margaret Dore, avocate et présidente de Choice is an Illusion, un organisme qui lutte contre le droit au suicide assisté et à l'euthanasie.
Le procureur qui représentait Mme Leblanc, hier, Me Jean-Marie Côté, a expliqué que cette opposition vise justement à éviter d'alourdir inutilement les débats.
Hier, par exemple, Me Dore a déposé ses arguments devant le juge Duchesne en expliquant qu'elle pourrait faire témoigner plusieurs personnes dans le dossier sous forme d'affidavit, notamment un médecin de40 ans d'expérience dans les soins aux cancéreux.
Me Côté s'est opposé à permettre la participation de Me Dore tout simplement parce que le Procureur général du Canada entend présenter16 témoins, dont 12 experts qui couvriront assurément les points dont veut débattre la procureure américaine. De plus, selon Me Côté, il deviendrait extrêmement compliqué de faire les contre-interrogatoires dans le cas des témoins de Me Dore.
De son côté, le Procureur général du Canada a fait savoir, hier, qu'il ne s'objecte pas aux demandes d'intervention car cela pourrait apporter un éclairage différent dans le débat.
Me Côté s'est aussi objecté à la participation de l'Alliance des chrétiens en droit, puisque la charte de cet organisme ne lui permet pas, selon lui, d'intervenir dans un tel dossier.
Le juge Duchesne a donc promis de rendre son verdict sur les demandes d'intervention le plus tôt possible.