«Ce n'est vraiment pas rassurant d'entendre des histoires comme ça», lance Karine Pélissier, qui est rentrée au pays dans la nuit de lundi à hier.
Au moment où les corps ont été découverts, vendredi dernier, les Trifluviennes venaient tout juste de quitter l'île de Koh Phi Phi pour se diriger vers Phuket.
C'est par le biais d'un ami sur Facebook que Karine Pélissier a été mise au parfum de la tragédie impliquant les deux Québécoises originaires du Pohénégamook, dans la région du Bas-Saint-Laurent.
«J'ai appris ça et je venais tout juste de quitter l'île. J'étais rendue à Phuket quand j'ai vu qu'un ami Australien avait écrit sur Facebook que deux filles francophones avaient été trouvées mortes dans son hôtel», explique Karine.
«Ç'a été un choc total. J'étais sans mot quand on a appris ça et j'étais surtout triste pour la famille des victimes. On a pensé à ça tout le temps avant de rentrer au pays. On se disait qu'on les avait peut-être croisées pendant notre séjour», indique quant à elle, Fannie.
Au Québec, la famille de Fannie Phet a rapidement appris qu'une tragédie impliquait deux Québécoises en Thaïlande. L'angoisse s'est aussitôt répandue dans l'entourage. «Mon père regardait les nouvelles sur un poste thaïlandais. Il a donc vite été mis au courant et il n'a vraiment pas trippé en entendant ça. Il avait bien hâte d'avoir de nos nouvelles», raconte-t-elle.
Heureusement, l'inquiétude n'a pas duré trop longtemps puisque Karine Pélissier avait, par pur hasard, récemment envoyé un courriel à sa famille pour donner une mise à jour de leur séjour. «Je venais tout juste de donner des nouvelles à mes parents pour leur dire qu'on venait de quitter l'île et que tout allait bien», mentionne-t-elle. Fannie Phet a fait de même aussitôt qu'elle a eu accès à un ordinateur.
Malgré tout, un bulletin de nouvelles a semé la consternation dans la famille Pélissier pendant quelques instants. «Ma mère était en train de déjeuner quand elle a entendu que deux Québécoises avaient été trouvées mortes en Thaïlande. Son coeur a fait mille tours et elle a eu très chaud sur le coup», raconte Karine. «Après, elle a écouté les nouvelles plus en détails et ça l'a moins inquiété puisqu'elle savait dans quelle ville j'étais», ajoute-t-elle.
Comme tout le monde, les Trifluviennes nageaient en plein mystère lorsqu'elles ont été informées de ces décès. «Dans un article de journal, ça disait qu'elles sont allées manger dans un restaurant le mardi et qu'elles n'avaient pas été revues depuis. La première choses à quoi on a pensé, c'est qu'elles s'étaient fait mettre quelque chose dans leur verre», explique Karine Pélissier.
Selon les dernières informations en provenance du Phuket News, les soeurs Bélanger auraient succombé à un foudroyant empoisonnement alimentaire après avoir consommé un poisson très toxique (le fugu) ou encore un champignon malsain.
Par ailleurs, les autorités thaïlandaises n'ont toujours pas été en mesure d'expliquer les morts de deux touristes américaine et norvégienne survenues dans des circonstances similaires sur cette même île de Koh Phi Phi, en 2009.
Néanmoins, les touristes estiment qu'il ne faut pas considérer la Thaïlande comme une destination plus dangereuse qu'une autre pour voyager. «Ça peut arriver n'importe où», croit Karine Pélissier.
À son deuxième périple en Thaïlande, Fannie Phet était en territoire plus connu, d'autant plus qu'elle s'exprime en thaïlandais.
«On prend des précautions comme tout le monde qui part en voyage. Mais je ne me sentais pas du tout en danger. Par contre, quand je vais y retourner, je vais faire doublement attention et m'informer sur ce que je mange», soutient celle qui prévoit assurément retourner en Thaïlande puisque des membres de sa famille y vivent toujours.