Culturallia: Trois-Rivières comme rampe de lancement

Trois-Rivières sera la rampe de lancement du programme... (Photo: François Gervais)

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Trois-Rivières sera la rampe de lancement du programme Culturallia. On reconnaît sur la photo, à l'avant, les deux ambassadeurs du projet, Éric Bélanger et Jacques Lacombe. On voit aussi la ministre Christine St-Pierre, la députée Danielle St-Amand, le maire Yves Lévesque, les députés Jean-Paul Diamond et Julie Boulet, Josée Grandmont, présidente de Culture Mauricie, et Luc Therrien, président de la Chambre de commerce de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

Mathieu Lamothe

Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois-Rivières sera la rampe de lancement du programme Culturallia, qui a pour objectif de favoriser le développement des liens entre les gens d'affaires et les acteurs du milieu culturel afin d'amener la culture vers de plus hauts sommets.

Ce programme a été présenté, hier matin, lors d'une conférence de presse qui a attiré tout le gratin trifluvien. Afin de favoriser ce rapprochement entre les milieux de la culture et des affaires, des rencontres de réseautage régionales sont prévues. Le président et fondateur du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, partira le bal avec une conférence qui sera suivie d'une activité de réseautage. Cette activité se tiendra à Trois-Rivières le 19 septembre prochain dans le cadre des Grands déjeuners COGECO, organisés par la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières. Elle sera en quelque sorte le coup d'envoi de ce programme d'envergure provinciale. La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre était d'ailleurs à Trois-Rivières hier afin de présenter les grandes lignes de cette stratégie de mobilisation. Tous les députés libéraux de la région ainsi que le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, étaient également présents.

«À ceux qui diraient que le gouvernement veut se désengager de la culture je répondrai: pas du tout. Nous voulons ajouter une autre couche à la culture. On veut qu'elle soit plus forte et nous avons besoin des gens d'affaires. On a besoin de leur vision, de leurs conseils et de leur mobilisation», a déclaré la ministre.

Les ententes comme celles que permettra de développer Culturallia ne sont cependant pas assez nombreuses, d'où l'importance de cette initiative selon Mme Saint-Pierre.

«Quatre-vingt-treize entreprises sur 100 au Québec ne considèrent pas la culture dans leurs commandites. Nous avons tout un secteur à défricher. Les milieux des affaires et de la culture ont tout à gagner à développer entre eux des ententes à long terme basées sur de réels échanges. C'est d'ailleurs ce qui distingue Culturallia. Nous voulons faire en sorte que se bâtisse des relations gagnant-gagnant entre les deux milieux», explique-t-elle.

En plus des conférences comme celle de Gilbert Rozon, qui a d'ailleurs accepté de s'impliquer bénévolement à la suite d'une demande personnelle de la ministre, et les activités de réseautage, un site Web est mis à la disposition des organismes culturels et des entreprises, où ils peuvent se créer un profil sur lequel ils sont invités à exposer leurs offres et leurs besoins. De cette façon, ils pourront recevoir des propositions ciblées provenant de partenaires potentiels.

La ministre a également concédé que le Québec est en retard comparativement aux autres provinces et certains autres pays relativement à ce genre de partenariats.

«C'est surtout parce que les gouvernements sont moins présents que nous. Au Québec, on investit deux fois plus par habitant dans le domaine de la culture comparativement au reste du Canada. Par exemple, au Québec, c'est autour de 85 $ et en Ontario c'est 32 $», mentionne la ministre.

Deux ambassadeurs

Les deux ambassadeurs qui ont été choisis pour promouvoir cette initiative sont le chef de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, Jacques Lacombe, ainsi que le président de l'entreprise Avant-Garde Technologie, Éric Bélanger.

«Je me suis intéressé aux travaux d'un auteur qui a justement fait des recherches sur la relation entre la culture, le milieu des affaires et l'évolution socioéconomique. Une de ses conclusions est qu'en Amérique du Nord, les villes qui sont économiquement les plus prospères sont celles où l'offre culturelle est la plus importante et la plus riche», raconte maestro Lacombe.

De son côté, Éric Bélanger soutient que le développement d'une relation entre les artistes et les gens d'affaires sera bénéfique aux deux milieux, et ce, tout particulièrement en Mauricie.

«En Beauce, ils cherchaient ce qu'ils avaient de bon par rapport aux autres. Ils se sont dit que c'était l'entrepreneuriat. Ils ont alors fondé l'école d'entrepreneuriat. Depuis des années, Trois-Rivières est une ville d'art et de culture. Je suis donc très fier de pouvoir aider à faire ce lien entre les affaires et la culture», affirme-t-il.

 

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