Les participants ont marché 12 heures de 19 h samedi à 7 h hier ce qui a permis d'amasser près de 274 794 $ au profit de la Société canadienne du cancer. La pluie aura toutefois rendu difficile la campagne de financement, qui n'a pas atteint les objectifs fixés.
En tout, 1200 personnes ont pris part au Relais pour la vie de Trois-Rivières alors qu'elles étaient près de 300 à prendre le départ à Louiseville. Cette grande marche de la Société canadienne du cancer a permis d'amasser pas moins de 214 167 $ à Trois-Rivières et 60 627 $ dans Maskinongé qui serviront à venir en aide aux familles de personnes malades ainsi que pour la recherche sur le cancer. La pluie n'aura pas permis d'atteindre les objectifs fixés à 270 000 $ pour celui de Trois-Rivières et à 68 000 $ pour celui de Louiseville.
La pluie a aussi rendu difficile la préparation des sites du Relais pour la vie. Le gazon du parc Laviolette de Trois-Rivières s'est transformé à certains endroits en boue tant la pluie de ce week-end était abondante. Certaines équipes, moins bien équipées, ont dû plier bagage avant la fin du Relais tant leurs membres étaient mouillés. Mais personne ne s'est plaint. Les Relais pour la vie sont de petites épreuves à côté de combattre un cancer.
«Le Relais pour la vie est de nuit justement pour que cela soit difficile. Le cancer ne dort jamais et sévit même sous la pluie», explique Janie Belcourt, agente de développement de la Société canadienne du cancer de la Mauricie.
À Louiseville, les organisateurs ont utilisé l'école primaire pour offrir un abri au sec. «Nous avons dû nous ajuster rapidement. Notre site était à l'eau», souligne Caroline Viviers, coordonnatrice régionale de la Société canadienne du cancer.
La pluie n'a toutefois pas découragé les marcheurs nombreux à prendre le départ. Le premier tour de piste est réservé aux personnes qui combattent un cancer ou qui ont survécu à cette terrible maladie. Massés le long du parcours, les autres marcheurs les applaudissent chaleureusement à leur passage. C'est un moment rempli d'émotion pour ceux que l'on appelle les survivants.
«Ça fait chaud au coeur», lance très émue Line Sainte-Marie qui se bat toujours contre un cancer du foie et des os. «On se sent valorisé malgré la maladie.»
«Ça fait chaud au coeur d'être applaudi comme ça», affirme également Lucie Sénécal, copropriétaire des restaurants Cora, en rémission depuis huit ans. Celle connue surtout sous le nom de «Madame Cora» était entourée de son équipe «Les soleils de l'espoir» composée d'employés des restaurants.
À ses côtés, Lise Beauchamp est aussi émerveillée par les applaudissements et les encouragements de tout le monde. «C'est chaleureux. C'est encourageant d'être applaudi comme ça», précise celle qui a été atteinte d'un cancer en 2011.
Parmi les survivants, Raymond Poisson, un homme d'âge mûr, marchait appuyé sur sa canne d'un pas soutenu porté par les applaudissements de tout le monde. «Ça fait bizarre. Je ne suis pas habitué», affirme-t-il en riant. «Mais c'est très émotif. Ça donne du courage.»
Le cancer touche toutes les générations. John Grogan, un jeune homme touché par le cancer il y a un peu plus d'un an, marchait main dans la main avec sa conjointe. Les jeunes amoureux ont aussi célébré ce week-end le sixième anniversaire de leur relation.
«On apprécie ça beaucoup de voir tout le monde ici ce soir pour la cause. C'est merveilleux», affirme-t-il.
«Ça me donne envie de pleurer. Ça fait vraiment du bien d'être encouragé dans des moments comme ça», ajoute sa compagne.
L'équipe Les petits pas n'a pas été intimidée par la pluie. Bien habillés, les membres de cette équipe étaient déterminés à marcher les 12 heures.
«On n'a pas peur de ça la pluie. Nous sommes ici depuis neuf ans et nous ne lâchons pas», lançait une des membres.