«Avec cette entente avec le Club Jockey du Québec, vous venez de reculer de 20 ans à Trois-Rivières. Tout simplement parce que vous avez un maire qui ne réfléchit pas et qui est supporté par un groupe de conseillers qui ne font que tout bloquer. Il est grandement temps que les Trifluviens se réveillent. Heureusement, les élections vont venir dans un peu plus d'un an et vous aurez la chance de vous reprendre.»
Tout en confiant qu'il n'allait finalement pas intenter de poursuites, comme il l'avait d'abord envisagé, M. Fortin précise qu'il n'enterre pas pour autant son projet hôtelier. «Mon projet d'hôtel tient toujours et peut-être que je vais revenir à l'idée du début en le faisant construire à côté de Place Belvédère, et ce, avec la complicité d'investisseurs américains qui possèdent déjà neuf hôtels.»
Choqué
Visiblement, le coloré homme d'affaires ne décolère pas. «Qu'est-ce que ça va vous donner ces courses de chevaux? À peine 10 % du montant en taxes qu'aurait généré mon projet d'hôtel et de centre de foires. Pour l'économie de Trois-Rivières, c'est plutôt triste. Votre ville n'aura donc toujours pas son centre de convention et n'a toujours pas d'hôtel majeur», estime Jean-Claude Fortin.
Selon le promoteur montréalais, le Club Jockey du Québec a mis la main sur l'hippodrome de Trois-Rivières pour pratiquement rien. «Pour des peanuts», a-t-il dit. «Mes avocats m'ont remis des copies du contrat et de l'acte hypothécaire. La banque a consenti 3 000 000 $ en prêt, le syndic 500 000 $ et les administrateurs ont aussi versé 500 000 $. C'est vraiment pour rien. Je ne contesterai pas, ça en vaut pas la peine. J'ai déjà trop mis d'argent en études de toutes sortes pour essayer de vendre mon projet qui n'a pas trouvé écho auprès de votre maire et du conseil de ville», a ajoute M. Fortin.
Comme témoignage de sa bonne foi, Jean-Claude Fortin a parlé de la construction de Place Belvédère qui rapportait déjà beaucoup à la Ville de Trois-Rivières.
«J'ai investi 43 millions $ dans ce projet et je vais éventuellement le compléter avec la phase deux. En plus, 40 personnes y travaillent à l'année. Ça, ça rapporte.»