Gexel est une compagnie montréalaise appartenant depuis deux ans à des intérêts belges. Fondée en 1998, elle est spécialisée dans la gestion de la relation avec la clientèle et compte des centres d'appels à Montréal, à Magog, à Cowansville et à Thetford Mines.
Les sondages, le recouvrement, le renouvellement des clients et le service à la clientèle font partie de la liste des services offerts par la compagnie. Quelque
1000 personnes sont à l'emploi de Gexel. Ses projets d'expansion pourraient se concrétiser à Trois-Rivières d'ici quelques mois.
Yaëlle Philippe-Auguste, directrice du marketing et des communications pour l'entreprise Gexel, confirme que Trois-Rivières est au nombre des villes analysées par la compagnie.
«Trois-Rivières fait partie des choix qu'on a dans nos cartons. Mais on est encore au début du processus», raconte Mme Philippe-Auguste.
Si la capitale régionale fait partie des choix analysés par l'équipe de Gexel, c'est en raison de l'expertise qu'on y retrouve en matière de centre d'appels avec notamment l'expérience vécue avec Durham et IQT.
«Le potentiel de main-d'oeuvre est là. Sinon, Trois-Rivières ne ferait pas partie des options», ajoute Mme Philippe-Auguste, qui confirme que Gexel pourrait créer entre 150 et 250 emplois.
Jean Côté, directeur de la prospection chez IDÉ Trois-Rivières, a visité cette entreprise il y a deux semaines. M. Côté croit que ce dossier est nettement plus solide qu'IQT, une compagnie qu'il a bien connue puisqu'il a été le directeur du bureau trifluvien.
«C'est une entreprise qui m'inspire confiance et ça semble bien géré. Il y a encore un marché pour un centre d'appels à Trois-Rivières, car on a un potentiel de main-d'oeuvre en quantité et en qualité. Quand IQT a fermé, il y a eu des efforts pour trouver un remplaçant. Là, on est en bonne posture», mentionne M. Côté, en précisant toutefois que Gexel ne faisait pas partie des compagnies qui avaient été contactées en 2011 pour assurer une relève au défunt centre d'appels d'IQT.
IDÉ organisera une journée spéciale le 19 juin afin de permettre à Gexel de rencontrer des employés potentiels. Les personnes intéressées par ce travail auront l'occasion d'en apprendre davantage sur cette entreprise lors de cette journée qui aura les allures d'une foire de l'emploi.
«On fait le même scénario que pour Durham en 2006 (l'entreprise qui a précédé IQT), rappelle Jean Côté. On doit démontrer que Trois-Rivières a le bassin de main-d'oeuvre pour soutenir un centre d'appels.»
Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, serait l'autre ville inscrite dans la course pour accueillir le centre d'appels. Selon Jean Côté, Gexel annoncera d'ici le début du mois de juillet sa décision quant au lieu d'implantation de son futur centre d'appels. Par la suite, les choses devront aller assez rondement, car l'entreprise souhaite lancer les activités de son centre au cours de l'automne.
Au moins deux endroits ont été ciblés par IDÉ pour abriter les installations du futur centre d'appels. Il est cependant assuré que ce ne sera pas dans les anciens locaux d'IQT.
L'arrivée possible d'un autre centre d'appels à Trois-Rivières rappelle le passage d'IQT dont l'histoire a mal tourné.
Cette compagnie américaine a eu une courte existence en sol trifluvien. Moins de trois ans après son arrivée, l'entreprise annonçait en juillet 2011 la fermeture de ses trois centres d'appels canadiens basés à Oshawa, à Laval et à Trois-Rivières. D'un seul coup, 1200 personnes, dont 140 à Trois-Rivières, se retrouvaient sans travail.
Integrated Quality Technologies était devenue propriétaire du centre d'appels Durham en octobre 2008. À peine arrivée dans le portrait économique trifluvien, l'entreprise annonçait qu'elle voulait ajouter 300 travailleurs aux 350 déjà à son emploi.
Trois ans plus tard, le centre d'appels trifluvien était en faillite. Lors de la fermeture, un comité de reclassement avait été mis à la disposition des travailleurs.
Des 140 travailleurs licenciés, 102 ont été référés à ce comité de reclassement. En date du 9 mars dernier, soit au terme des services offerts aux travailleurs licenciés, 40 personnes avaient trouvé un emploi.
Toujours selon des données obtenues auprès d'Emploi-Québec, 29 ex-travailleurs d'IQT sont actuellement en formation. Quelque 18 personnes sont en recherche active d'emploi, alors que 15 sont inactives pour diverses raisons (congé de maladie, congé de maternité, dossier de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, etc.).
Ce centre d'appels avait commencé ses activités en 2006 sous la direction du collège ontarien Durham.
L'entreprise s'était installée dans les anciens locaux de l'usine Fruit of the Loom sur la rue Chamberland.