Participant à une première rencontre de négociations depuis le dépôt de la proposition de plan qui a pour objet de reconnaître les postes occupés en fonction des tâches effectuées, qui remontait à la mi-mars, les représentants syndicaux ont reçu comme une douche froide la contre-proposition du Conseil du Trésor.
Le président régional du Syndicat de la fonction publique du Québec (SPFQ), Luc Légaré, a même qualifié de pas en arrière cette réponse, d'autant plus que la direction de l'ÉNPQ avait fait preuve d'une certaine ouverture concernant la proposition syndicale.
«Ça ne va pas bien! Le plan avec lequel le Conseil du Trésor est revenu ne respecte même pas sa propre loi. Il crée des iniquités, il déséquilibre complètement le plan de classification de l'école et il ne respecte pas la loi sur l'équité salariale. En plus de ça, il inclut une récupération pour 2010 et des augmentations de 1,25 % pour 2011 et 2012. Ce que l'on a reçu, ça n'a aucune espèce de bon sens», lance M. Légaré sur un ton exaspéré.
À la suite de la présentation de cette offre, les représentants syndicaux qui prenaient part à la rencontre de négociations se sont retirés et ont décidé de faire un dépôt global, qui inclut l'ensemble des revendications syndicales.
«Ça représente ce que serait la convention collective idéale», précise le dirigeant syndical.
En attendant une réponse à ce dépôt global, les travailleurs vont intensifier les moyens de pression. Il n'est cependant pas encore question d'utiliser le mandat de grève pour lequel ils ont voté en janvier dernier.
«Nous allons durcir les moyens de pression. Ce n'est pas encore décidé, mais il se peut que le jeans revienne à la mode. Avant d'aller plus loin, on va vérifier quel est le fonctionnement en ce qui a trait à la progression des moyens de pression. Nous avons toujours le même objectif, soit de conclure une entente avant le début de l'été. L'équipe de négociations a soumis un dernier projet et on va attendre ce qui va sortir de là. Mais il faut tout de même démontrer que nous sommes sérieux», indique M. Légaré.
Rappelons que les syndiqués de l'ÉNPQ sont sans contrat de travail depuis maintenant plus d'un an.