«Jamais plus elle ne pourra s'occuper de ses enfants comme elle savait si bien le faire. Jamais plus elle ne pourra tenir en ses mains un pinceau qui était, jusqu'au 8 mars dernier, son outil de travail», témoigne la famille dans une lettre bouleversante qui a été envoyée au Nouvelliste.
L'histoire a débuté le 8 mars dernier, alors que la dame de 34 ans, mère de deux garçons de 5 et 8 ans, a été hospitalisée pour une pneumonie sévère. Or, les médecins ont rapidement diagnostiqué une infection à Streptocoque A, communément appelée la «bactérie mangeuse de chair». Hospitalisée au Centre hospitalier du CSSS de Trois-Rivières, la dame a reçu tous les soins possibles de l'équipe médicale en place. Malheureusement, la propagation de l'infection a eu le dessus de façon foudroyante.
Ses poumons, ses reins, ses jambes et ses bras sont désormais irrémédiablement atteints. Les médecins ont procédé à l'amputation d'une partie de ses deux jambes le 22 avril. Puis, trois jours plus tard, la mère de famille a aussi subi l'amputation d'une partie des deux bras, soit les deux mains et un avant-bras.
Éprouvée par le drame et les nombreux deuils à surmonter, la famille a demandé à ce que l'intimité de Marie-Sol soit respectée. Elle a donc préféré ne pas s'adresser directement aux médias. À travers la lettre, la famille expose que ce sont ses enfants et son conjoint, Alin Robert, qui devront désormais la porter à bout de bras.
Collectes de fonds
À travers le drame, des initiatives ont été mises en place au cours des derniers jours par des amis et des proches de la famille de Marie-Sol Saint-Onge. «En plus de devoir surmonter cette terrible épreuve, la famille devra réaménager sa demeure et réorganiser sa vie afin de redonner à Marie-Sol la dignité que la maladie lui a volée», a souligné la famille dans sa lettre.
Ainsi, le samedi 5 mai, un Quille-o-thon se tiendra au Quillorama de Grand-Pré, situé sur le boulevard Saint-Laurent à Louiseville. Pour s'inscrire, il faut contacter Serge au 819 228-8239.
Un encan d'oeuvres d'art aura aussi lieu en ligne du 14 au 28 mai prochain. Organisé par l'organisme «M comme Muses-coaching en créativité», cet encan est ouvert au public par le biais du site www.musesaidentmariesol.com.
Par ailleurs, des dons en ligne peuvent être envoyés sur le site Internet de l'artiste-peintre, à www.lesillusarts.com/aidezmariesol.
Les mots d'encouragement et les appuis sont également les bienvenus sur la page Facebook «Aidez Marie-Sol». La famille dit miser sur l'appui financier des parents, des amis et de la communauté pour la soutenir dans les mois de réadaptation qui viendront.
Encouragements
Déjà, plusieurs personnes qui avaient eu vent de l'histoire par des amis et des proches avaient laissé, en date d'hier, de nombreux commentaires d'encouragement à la famille via Facebook et le site Internet de l'artiste-peintre. Parmi eux, le témoignage d'une dame dont le mari a lui aussi été atteint par la bactérie mangeuse de chair, en juillet dernier à Montréal. «Je voulais vous témoigner qu'après cette noirceur, il y a de la lumière. Et des solutions. Elle vous apparaîtront clairement quand vous en aurez besoin et il y en aura toujours. Ton coeur de maman est intact, rien ne t'empêchera de les aimer tout autant sinon davantage après cette tragédie, d'être présente, toujours là pour eux et leur donner tout ce dont ils ont besoin. Et tu trouveras un autre moyen de laisser exprimer l'artiste en toi, je n'ai pas l'ombre d'un doute», écrit-elle.
«Je sais que ta force, ta détermination et ta créativité t'aideront à traverser les moins beaux jours. Tu as le bonheur d'avoir un conjoint qui t'adore et qui fait tout son possible pour t'offrir la meilleure vie possible», a signalé une proche de la dame.
«J'ai pensé à tes fils, à mes filles. Et je me suis dit que pour le bonheur de les voir vivre, de les accompagner aussi loin que possible, je voudrais trouver la force. Je me suis rappelé ta détermination et je me suis dit que tu avais déjà une immense victoire derrière toi, celle d'être toujours là, malgré la terrible agression», a ajouté une autre dame.?