Tel que Le Nouvelliste le rapportait en mai 2011, le centre funéraire s'établira sur des terrains du cimetière Forest Hill, situé en face à l'Université du Québec à Trois-Rivières. La direction veut ainsi offrir un service global à un même endroit. Salons privés, salles de réception avec service de traiteur, service de fleuriste, mémorial, crématorium et columbarium seront regroupés dans ce complexe installé à même le cimetière. Les services administratifs intégreront la bâtisse qui ouvrira ses portes en novembre.
Julie Rousseau, présidente et directrice générale de cette entreprise familiale, reconnaît que les changements sociaux des dernières années l'ont grandement guidée dans sa décision. La réalisation du complexe entraînera la fin des activités du centre funéraire du centre-ville et celui du secteur Trois-Rivières-Ouest, dont les bâtisses sont déjà à vendre.
«Il y a la montée de la laïcité, l'arrivée de gens d'autres cultures. Le grand défi était d'allier le modernisme et la tradition. Même si le lieu actuel est chargé de souvenirs, il n'a pas la capacité nécessaire pour prendre le virage des années futures», a raconté Mme Rousseau à la suite d'une conférence de presse tenue hier.
Le lieu de recueillement multiconfessionnel pourra accueillir 200 personnes. De plus, l'ajout d'un crématorium était rendu une nécessité: la crémation représente plus de 50 % de la demande, selon Mme Rousseau.
«On a une population vieillissante et on veut se positionner pour d'ici 10 ou 15 ans. Cinq millions de dollars, c'est un gros morceau, mais on est rendu là», ajoute Mme Rousseau, qui a réfléchi à la possibilité d'agrandir le centre funéraire de la rue des Volontaires.
L'entreprise, qui fête ses 85 ans en 2012, emploie 20 personnes. Deux ou trois personnes devraient s'ajouter au personnel lorsque le futur complexe sera en exploitation.
Entente avec Forest Hill
La présence du centre funéraire sur des terrains du cimetière Forest Hill découle d'une entente qui est un acte de cession d'usage.
«Le site d'implantation était d'une importance capitale. La complémentarité était au coeur de nos discussions», précise Julie Rousseau, en insistant sur la volonté des deux parties de préserver le calme et d'assurer la pérennité des lieux.
L'entreprise sera propriétaire de son complexe, mais pas du terrain sur lequel on va le construire. Le coeur de l'entente prévoit que la gestion et l'entretien du cimetière relèveront du centre funéraire.
«Forest Hill demeure propriétaire de tout le terrain. Mais l'équipe de gestion est vieillissante. C'est une bonne entente pour les deux parties», estime Edward Vining, président du conseil d'administration du cimetière multiconfessionnel.
L'entente liant les deux parties est de 100 ans.